Comment préparer mes surfaces à peindre ? (Partie 3)

Les dernières applications du système de peinture après la préparation (voir Comment préparer mes surfaces à peindre ?(Partie 1)) et la première couche(voir Comment préparer mes surfaces à peindre ?(Partie 2)), sont les finitions.

Le peintre vend à son client :
- Un aspect, c’est le produit employé qui est visible
- Une qualité, c’est le système mis en œuvre qui n’est pas apparent.

Les travaux de finition comportent des travaux de peinture suivis parfois de travaux de décoration.

Travaux de peinture

Surfaces horizontales : Ce sont principalement les plafonds ; ceux-ci se présentent le plus souvent comme des surfaces homogènes quant à leur composition : béton, plâtre, plaques cartonnées, staff, bois, ce qui facilite le choix du système de peinture à employer.
Esthétiquement et pour augmenter par réflexion de la lumière, les plafonds sont peints en couleur très claire.
Comme ils ne subissent ni frottements ni projections, on les traite le plus souvent en peinture mate soit glycérophtalique, soit de plus en plus, vinylique ou acrylique. Ces derniers produits se diluent à l’eau et leur absence d’odeur lors du séchage est un atout important en intérieur.
Lorsque dans un local des nettoyages fréquents ou des émissions de vapeur sont à prévoir, on emploie des peintures satinées ou brillantes.

Quatre points doivent retenir l’attention :

- Les travaux préparatoires et les couches d’apprêt : ces étapes du système ne doivent pas être négligées sous prétexte que les plafonds sont des surfaces peu regardées et qu’ils sont pénibles à travailler.

- La couche d’impression : la superposition des enduits et des couches de peinture maigres et mates, donc peu riches en liant, finit par constituer une croûte. Si l’impression est négligée, cette croûte se décollera du support lorsque le peintre interviendra.

- Les fissures : c’est un problème que l’on rencontre principalement sur les baculas (plafonds en plâtre sur lattis) ou dans des constructions à solives de bois.
Le jeu du bois, le tassement des immeubles, les mouvements de la maçonnerie provoquent des ruptures du plâtre. Aux solutions d’entoilage partiel (bandes de calicot), on préfère de plus en plus le marouflage, sur toute la surface, de toile de verre ou de non tissé.

- L’éclairage : s’il est rasant (corniches lumineuses ou projecteurs halogènes, par exemple), les défauts de planéité inhérents au support lui-même seront très apparents. Le peintre ne peut prétendre, même avec ses meilleurs enduisages, rattraper les coffrages défectueux ou la pose incorrecte de plaques de staff ou de plâtre cartonné. Le DTU 59.1, dans le chapitre consacré à la réception des ouvrages, reconnaît cette difficulté et ne la considère pas comme un défaut d’application du peintre.
Surfaces verticales : Si les plafonds sont le plus souvent hétérogènes, les surfaces verticales présentent une hétérogénéité de constitution qui complique la tâche du peintre. Les parois sont constituées de matériaux différents : huisseries en bois dans les cloisons de carreaux de plâtre mitoyennes d’une maçonnerie. Les liaisons inévitables entre ces matériaux sont génératrices de fissures qui n’apparaissent pas de prime abord.

En fait, l’hétérogénéité des supports concerne surtout les travaux préparatoires, les couches d’impression et, dans une moindre mesure, les apprêts.
Les premières couches assureront l’uniformité d’absorption, et les apprêts l’uniformité de surface.
A cette hétérogénéité des supports s’ajoute une grande variété de finitions possibles. Pour chacune d’entre elles, le peintre se fixe l’objectif de l’uniformité d’aspect.

Mode opératoire :
Avant utilisation, un rouleau doit être immergé quelques secondes dans l’eau puis essoré avec soin

rouleau_trenpe_01 rouleau_trenpe_02

On trempe le rouleau dans la peinture sans le faire rouler. On le fait tourner ensuite légèrement sur la grille d’essorage pour imbiber toute sa surface par un mouvement de va et vient.
Un rouleau bien imprégner ne doit pas couler pour ne pas provoquer de projection de peinture lors de l’étalement.
La dépose se fait par mouvement horizontaux en appuyant de façon régulière et sans décoller le rouleau du support.

Le dernier coup de rouleau doit absolument être donné dans le sens de la lumière.

Dès que le rouleau ne dépose plus de peinture, et sans le recharger, il faut croiser la surface par des mouvements verticaux, sans décoller le rouleau du support.

Travaux de décoration : Si dans les travaux de décoration, la fonction esthétique apparaît comme essentielle, le respect des techniques de mise en œuvre est lui aussi primordial pour obtenir un bon résultat et garantir une bonne tenue.

Glacis : Les glacis étant peu pigmentés, ils ne masquent pas totalement les fonds qu’ils recouvrent néanmoins, ils en modifient la couleur.
Les glacis permettent d’exécuter les trompes l’œil : fausses moulures, reliefs, modelés ronde bosse.
Les travaux de décors bois utilisent la même technique avec, comme pigment translucide, diverses terres (de Sienne, d’ombre, de Cassel) et des ocres. Le décor lui-même est réalisé soit en enlevant une partie du glacis avec des peignes, des toiles, du drap, du liège ou du caoutchouc, soit en traçant, avec des pinceaux divers, les mailles et les veines des bois à imiter. L’ensemble est adouci, fondu, avec des brosses spéciales.
Les glacis sont aussi à la base des décors marbre, qu’il s’agisse de chiquetage pour l’imitation des granits ou des techniques mêlant peinture et glacis pour l’imitation des autres marbres. Tout un ensemble de pinceaux et de brosses permet de restituer un décor en trompe l’oeil.
Peintures à effet essuyé, marbré, spalté, estompé : Dans ce genre de finition décorative, le peintre joue sur de faibles variations de la couleur. Il existe deux techniques.

- Sur une peinture de teinte de fond unie, mate et sèche, on applique une seconde couche plus claire ou plus foncée.

- Sur une teinte de fond, on passe un glacis, à liant vinylique le plus fréquemment, pigmenté comme le fond.
Dans les deux cas, les variations de teintes sont obtenues par essuyage au moyen d’un chiffon roulé, d’un gant, d’un rouleau spécial, ou par application irrégulière de la seconde couche avec une brosse large. On utilise aussi le chiquetage à l’éponge ou a la brosse. La granulométrie des charges ajoutées à la peinture accentue l’aspect rustique, si nécessaire.

Mode opératoire : Le papier in grain et l’enduit sont les supports les plus appropriés pour la technique des glacis muraux. Les supports doivent préalablement être peints, secs, propres et exempts de taches afin d’avoir un fond blanc uniforme.
La technique d’application la plus usuelle est la technique du balayage avec un spalter ou une brosse plate d’une largeur d’environ 10cm.
Dans le cas de grandes surfaces, intervenir de préférence à plusieurs personnes : la première personne commence en haut à gauche et se déplace en diagonale tandis que la deuxième personne poursuit l’application toujours en diagonale.
Une fois terminé, il faut appliquer la couche de liant pur ou dilué.

glacie_balayage Technique du balayage

La première couche de glacis, très fine, permet de déterminer la nuance de couleur qui doit servir de nuance de base pour l’ensemble. IL faut travailler rapidement selon le procédé mouillé sur mouillé pour éviter une transition des couleurs ou des textures marquantes. Le glacis est appliqué par des mouvements souples, circulaires, en forme de "8" couché.

Avant de passer la seconde couche, il faut attendre au moins deux heures après l’application de la première couche de glacis. Cette 2ème couche permet d’obtenir une couleur nettement plus marquée et une certaine "profondeur" dans l’image.

Si un excès de peinture coule le long du mur, il ne faut pas le répartir avec un chiffon mais avec la brosse à lasure, sous peine de casser l’uniformité du motif.
Il est également important de ne pas travailler trop longtemps au même endroit afin de ne pas risquer d’altérer la couche précédente.
Le mur obtient alors son caractère final en matière de nuance et d’intensité des couleurs, de profondeur et de structure. C’est à ce moment-là qu’il faut décider si l’on veut une transition des couleurs plutôt structurée ou plutôt fondue. Plus le glacis est appliqué mouillé sur mouillé, plus les transitions seront douces.

Il existe d’autre technique de pose :

glacie_tampon Technique du tampon


glacie_rouleau Technique du rouleau


glacie_pochoir Technique du pochoir

Vernis, cires : L’un des usages des vernis et des cires est la protection des décors ou des patines. Un autre emploi est la mise en valeur décorative des surfaces. Les vernis, appliqués directement sur le bois, ne masquent nullement le support en raison de leur transparence. En imprégnant les bois, ils accentuent les nuances de leur veinage.
Procédure de vernissage : On appliquera d’abord, au pinceau, un vernis polyuréthanne « en phase aqueuse » ou « mono-composant satiné » comme couche de protection. Une fine couche de cire apportera ensuite une touche chaleureuse à la finition.

vernis_01

1. Faire un ponçage soigneux avec un gros grain de papier

2. Humidifier la surface du bois à l’eau chaude avec une éponge essorée pour relever les pores du bois

3. Après séchage, poncer à nouveau avec le même grain de papier. Les fibres relevées seront coupées proprement

4. Continuer le ponçage avec des grains plus fin. L’idéal est de progresser de 20 en 20 mais sans poncer trop fin.

5. Faire la mise en teinte

6. Après séchage complet, égrener la teinte à la laine d’acier extra-fine, en prenant soin de ne pas blanchir les arêtes.

7. Souffler les pièces et appliquer une couche de vernis PU au pinceau. Veiller à toujours finir le vernis dans le sens des fibres du bois.

8. Après séchage, égrener au papier grain 220 ou 240

9. Appliquer une couche de cire naturelle, puis après séchage, polir avec un chiffon non pelucheux.

vernis_02

Peintures structurées : Pour obtenir un relief décoratif (appelé structure), on incorpore aux peintures, le plus souvent en phase aqueuse, des substances diverses jouant le rôle des charges dans une peinture classique : sciure de bois, balle de riz ou d’avoine, grains d’argiles expansée, blanc d’Espagne, fibres textiles colorées ou non, etc. Dans le cadre de la cellulose, c’est le liant, un peu dilué, qui donne l’aspect décoratif.
C’est produit s’emploi souvent par projection en gouttelettes – suivie ou non de talochage – ou par application directe à la taloche.
Leur consistance épaisse ne nécessite que des fonds sommairement apprêtés. Néanmoins, l’impression peut être indispensable à l’accrochage. Une couche intermédiaire, un peu grossière et rugueuse, facilite l’application régulière de la finition en évitant les « essuyés ».
Peintures craquelées : C’est une très ancienne technique, qui exploite une erreur dans le processus d’application : sur une peinture à séchage superficiel, donc sur un film insuffisamment dur, on applique une peinture à séchage très rapide qui, tirant sur le fond, fait craqueler celui-ci (c’est une conséquence du non-respect de la règle d’élasticité croissante).
Cette finition demande des fonds impeccables et parfaitement secs.
Elle n’est pas utilisée que sur de faibles surfaces.
Enduits décoratifs : Imitations de stuc : Les fonds doivent être parfaitement préparés et une couche intermédiaire vinylique ou acrylique est souvent conseillée pour unifier les teintes du support et neutraliser les transparences parasites.
L’application se fait au couteau à enduire ou à reboucher par pastillages successifs non jointifs. La teinte peut être dégradée ou intensifiée pour augmenter l’effet décoratif.
La proportion de charges et de pigment minéral nécessite parfois l’application d’un vernis ou d’une cire de protection ; cette application à caractère technique nuit cependant à l’aspect décoratif : en effet, le vernis ou la cire uniformément brillante supprime l’effet de miroitement de l’enduit ferré au couteau.

Processus de travail :

Détremper la chaux avec de l’eau jusqu’à densité désirée. Malaxer
Verser petit à petit farine de marbre et talc sans cesser de mélanger.
Détremper les pigments et le « Prédose » dans l’eau de chaulage, bien malaxer

Verser la teinte dans le stuc, puis allonger progressivement à l’eau jusqu’à bonne consistance du travail à effectuer. Mélanger la pâte au minimum 10 minutes pour obtenir un mélange homogène.
Toutefois, le dosage de la formulation des pâtes à la chaux, fait appel à des réglages de base. La dureté des différentes passes décroit de l’intérieur du mur vers la surface. Le dosage de la farine de marbre et du talc doit être adapté au travail à effectuer.

Le stuc lissé fin :
Appliquer la première passe avec une taloche en effectuant des gestes circulaires afin d’obtenir une surface homogène et plate. Insister sur les angles et arêtes de mur pour qu’il ne se brise pas plus tard lors du passage de la lisseuse.
Renouveler l’opération pour la deuxième passe.
Avant d’attaquer la 3eme passe ou couche de finition, compresser le stuc à la taloche afin d’égaliser le mur, d’augmenter la compacité de l’ensemble et d’éviter les possibles fissures.
Appliquer la passe de finition au platoir. Cette dernière doit être fine.
Soigner les finitions à la lisseuse.
Oter à la laine d’acier le stuc qui aurait adhéré aux éléments accessoires du mur.
La dernière opération consiste à laver l’enduit avec un spalter trempé dans l’eau afin d’éliminer le voile blanc du lait de chaux qui s’est déposé de façon irrégulière sur la surface de l’ouvrage.

stuc_lisse

Le stuc lissé

stuc_lisse_fin

stuc_brique
La base de travail est identique à celle de l’enduit fin. Seul l’aspect esthétique diffère. Le stuc appliqué, tracer les briques au compas et à la règle. Découper avec un fer à engraver les joints délimitant les briques. Lustrer horizontalement et verticalement avec une brosse en crin végétal ou en chiendant.

stuc_pierre

Le stuc appliqué, tracer les pierres au poinçon. Finition de stuc à la lame de scie ou à la râpe métallique. Au bout de trois jours, poser une couche de pâte maigre sur l’emplacement des pierres de taille. Talocher le mortier pour imiter la pierre de taille. Tracer les joints avec le fer à engraver.
Nettoyer les rainures, smiller à la lisseuse la surface de la pierre. Colorier à la fresque les différents tons de pierre à imiter.

stuc_veine_marbre

Le stuc appliqué, laissez sécher une douzaine d’heures. Appliquer une première couche de teinte grasse, verticalement, avec un spalter. Appliquer une seconde couche de teinte grasse, horizontalement, avec un spalter. Appliquer une troisième couche de teinte grasse avec un pinceau usagé, comme s’il s’agissait d’un tampon. Répétez l’opération autant de fois qu’il y’a de couleur dans le marbre à imiter. Lisser au fer à dégrossir, à chaud. Peindre les veines du marbre ou du jaspé, avec un pinceau. Lustrer avec un fer à dégrossir, à chaud. Eviter la frise si nécessaire. Marquer au couteau la veine du marbre que l’on veut imiter. Lisser au fer à finir, trempé.

stuc_sgraffite

Le stuc appliqué, ré-enduir le mur au platoir d’un enduit maigre d’une autre couleur que celle appliquée précédemment. Laver et lustrer l’enduit frais avec un spalter puis une brosse en crin végétal. Appliquer le calque du motif souhaité puis passer un tampon enduit de charbon végétal afin de marquer le dessin sur l’enduit encore frais. Découper le dessin avec un couteau ou un stylet.
Nettoyer verticalement et horizontalement le mur et le sgraffite à la brosse.
Enduits rustiques : On distingue plusieurs types d’enduits rustiques :
- L’enduit homogène dans sa composition et mis en œuvre par projection, ce qui crée un relief ;
- Le même enduit appliqué au couteau à enduire est ensuite poché au rouleau alvéolé à éléments de caoutchouc, à la taloche ou par tout autre moyen créant un relief rustique;
- L’enduit comprend des charges de granulométrie différente ; après application au couteau à enduire le produit taloché ; les grains les plus gros roulent sous l’outil et produisent des sillons dans la masse de la pâte. Ce sont les effets grésés ou ribbés. Ce dernier type d’enduit demande une couche de fond un peu granuleuse pour un meilleur accrochage. Le liant est acrylique, ce qui permet son emploi en finition extérieure.
Les enduits rustiques sont à l’opposé des imitations stuc car ils ne nécessitent qu’un rebouchage des fonds.
Enduits de granulats de marbre : Des granulats de marbre sont enrobés dans un liant acrylique.
L’épaisseur du film sec peut atteindre 2 à 3 mm. L’enduit obtenu est surtout utilisé en revêtements extérieurs de façade, mais la dureté et l’inaltérabilité du marbre, son aspect très décoratif, le font employer aussi pour les halls d’immeubles et les locaux soumis à des contraintes d’abrasion importantes.
Enduits essuyés : les bois cérusés : La céruse a laissé son nom à un type de décoration sur bois, le chêne cérusé.
Cette technique, appliquée sur des essences à graines très larges (le chêne en particulier), consiste à remplir les pores du bois d’enduit blanc ou très clair. Après élimination du surplus d’enduit en surface et essuyage, les pores et le dessin des veines du bois ressortent en clair sur le ton naturel plus foncé.
Effets décoratifs obtenus par le mode d’application : Avec une peinture classique, monochrome, le peintre peut obtenir des effets décoratifs très différents selon le mode d’application choisi.
Une peinture pochée ou appliquée avec un rouleau à fibres paraîtra toujours plus mate et plus foncée qu’une peinture semblable lissée à la brosse. Il s’agit du même phénomène d’optique que pour le brillant des peintures. Ce qui explique que, lors des travaux exécutés au rouleau à peindre,
l’applicateur soit obligé de recouvrir le plus possible, avec la dernière passe du rouleau, les surfaces appliquées à la brosse (angles, réchampis) sous peine de voir celles-ci garder un aspect différent après séchage.
Les finitions dites « peau d’orange » ou « tendues » ou « pochées » correspondent à des peintures dont le film produit une telle apparence grâce à sa composition, ou à son mode de mise en œuvre.

Remarque : Il y a deux difficultés communes à toutes les finitions décoratives que nous venons d’examiner : La première concerne la régularité d’application, donc l’effet décoratif :
- Sur un échantillon de quelques décimètres carrés, il est facile d’obtenir un travail homogène ; en revanche, lorsqu’il s’agit d’un panneau de mur ou d’une pièce entière, la difficulté devient réelle. Cela est manifeste pour les travaux de décor bois, de patine, d’enduit décoratif : des reprises se produisent au chevauchement de chaque partie traitée (doublage des teintes ou du grain). Pour les produits en phase aqueuse, s’y ajoute la rapidité du séchage lié aux conditions atmosphériques ;
- Dans l’emploi des glacis, apparaissent des dépôts du pigment, entraînant des variations de teinte
- S’il s’agit d’application manuelle, deux ouvriers, avec le même matériel et les mêmes produits, n’obtiendront pas le même résultat.

La seconde difficulté est relative aux tendances de la mode : les produits de finition décorative proposés n’ont pas toujours les qualités correspondent à leur destination dans un lieu déterminé. Le rôle du peintre est de guider le client en se fondant sur les critères suivants :
- Lavabilité (impossible avec les enduits lisses de type vénitiens et les produits minéraux) ;
- Nettoyage (délicat sur les glacis, les décors, les patines et impossible sur les enduits rugueux retenant les poussières).
- Possibilité de recouvrement éventuel (enduits rustiques à fort relief, enduits grésés).
Ainsi, appliquer une peinture décorative à la chaux dans une clinique – sous prétexte que la chaux a des vertus bactéricides – et un non-sens pour l’entretien de ces locaux (la chaux n’a ce pouvoir bactéricide qu’à l’état liquide !).

Comment préparer mes surfaces à peindre ? (Partie 3)

Les dernières applications du système de peinture après la préparation (voir Comment préparer mes surfaces à peindre ?(Partie 1)) et la première couche(voir Comment préparer mes surfaces à peindre ?(Partie 2)), sont les finitions.

Le peintre vend à son client :
- Un aspect, c’est le produit employé qui est visible
- Une qualité, c’est le système mis en œuvre qui n’est pas apparent.

Les travaux de finition comportent des travaux de peinture suivis parfois de travaux de décoration.

Travaux de peinture

Surfaces horizontales : Ce sont principalement les plafonds ; ceux-ci se présentent le plus souvent comme des surfaces homogènes quant à leur composition : béton, plâtre, plaques cartonnées, staff, bois, ce qui facilite le choix du système de peinture à employer.
Esthétiquement et pour augmenter par réflexion de la lumière, les plafonds sont peints en couleur très claire.
Comme ils ne subissent ni frottements ni projections, on les traite le plus souvent en peinture mate soit glycérophtalique, soit de plus en plus, vinylique ou acrylique. Ces derniers produits se diluent à l’eau et leur absence d’odeur lors du séchage est un atout important en intérieur.
Lorsque dans un local des nettoyages fréquents ou des émissions de vapeur sont à prévoir, on emploie des peintures satinées ou brillantes.

Quatre points doivent retenir l’attention :

- Les travaux préparatoires et les couches d’apprêt : ces étapes du système ne doivent pas être négligées sous prétexte que les plafonds sont des surfaces peu regardées et qu’ils sont pénibles à travailler.

- La couche d’impression : la superposition des enduits et des couches de peinture maigres et mates, donc peu riches en liant, finit par constituer une croûte. Si l’impression est négligée, cette croûte se décollera du support lorsque le peintre interviendra.

- Les fissures : c’est un problème que l’on rencontre principalement sur les baculas (plafonds en plâtre sur lattis) ou dans des constructions à solives de bois.
Le jeu du bois, le tassement des immeubles, les mouvements de la maçonnerie provoquent des ruptures du plâtre. Aux solutions d’entoilage partiel (bandes de calicot), on préfère de plus en plus le marouflage, sur toute la surface, de toile de verre ou de non tissé.

- L’éclairage : s’il est rasant (corniches lumineuses ou projecteurs halogènes, par exemple), les défauts de planéité inhérents au support lui-même seront très apparents. Le peintre ne peut prétendre, même avec ses meilleurs enduisages, rattraper les coffrages défectueux ou la pose incorrecte de plaques de staff ou de plâtre cartonné. Le DTU 59.1, dans le chapitre consacré à la réception des ouvrages, reconnaît cette difficulté et ne la considère pas comme un défaut d’application du peintre.
Surfaces verticales : Si les plafonds sont le plus souvent hétérogènes, les surfaces verticales présentent une hétérogénéité de constitution qui complique la tâche du peintre. Les parois sont constituées de matériaux différents : huisseries en bois dans les cloisons de carreaux de plâtre mitoyennes d’une maçonnerie. Les liaisons inévitables entre ces matériaux sont génératrices de fissures qui n’apparaissent pas de prime abord.

En fait, l’hétérogénéité des supports concerne surtout les travaux préparatoires, les couches d’impression et, dans une moindre mesure, les apprêts.
Les premières couches assureront l’uniformité d’absorption, et les apprêts l’uniformité de surface.
A cette hétérogénéité des supports s’ajoute une grande variété de finitions possibles. Pour chacune d’entre elles, le peintre se fixe l’objectif de l’uniformité d’aspect.

Mode opératoire :
Avant utilisation, un rouleau doit être immergé quelques secondes dans l’eau puis essoré avec soin

rouleau_trenpe_01 rouleau_trenpe_02

On trempe le rouleau dans la peinture sans le faire rouler. On le fait tourner ensuite légèrement sur la grille d’essorage pour imbiber toute sa surface par un mouvement de va et vient.
Un rouleau bien imprégner ne doit pas couler pour ne pas provoquer de projection de peinture lors de l’étalement.
La dépose se fait par mouvement horizontaux en appuyant de façon régulière et sans décoller le rouleau du support.

Le dernier coup de rouleau doit absolument être donné dans le sens de la lumière.

Dès que le rouleau ne dépose plus de peinture, et sans le recharger, il faut croiser la surface par des mouvements verticaux, sans décoller le rouleau du support.

Travaux de décoration : Si dans les travaux de décoration, la fonction esthétique apparaît comme essentielle, le respect des techniques de mise en œuvre est lui aussi primordial pour obtenir un bon résultat et garantir une bonne tenue.

Glacis : Les glacis étant peu pigmentés, ils ne masquent pas totalement les fonds qu’ils recouvrent néanmoins, ils en modifient la couleur.
Les glacis permettent d’exécuter les trompes l’œil : fausses moulures, reliefs, modelés ronde bosse.
Les travaux de décors bois utilisent la même technique avec, comme pigment translucide, diverses terres (de Sienne, d’ombre, de Cassel) et des ocres. Le décor lui-même est réalisé soit en enlevant une partie du glacis avec des peignes, des toiles, du drap, du liège ou du caoutchouc, soit en traçant, avec des pinceaux divers, les mailles et les veines des bois à imiter. L’ensemble est adouci, fondu, avec des brosses spéciales.
Les glacis sont aussi à la base des décors marbre, qu’il s’agisse de chiquetage pour l’imitation des granits ou des techniques mêlant peinture et glacis pour l’imitation des autres marbres. Tout un ensemble de pinceaux et de brosses permet de restituer un décor en trompe l’oeil.
Peintures à effet essuyé, marbré, spalté, estompé : Dans ce genre de finition décorative, le peintre joue sur de faibles variations de la couleur. Il existe deux techniques.

- Sur une peinture de teinte de fond unie, mate et sèche, on applique une seconde couche plus claire ou plus foncée.

- Sur une teinte de fond, on passe un glacis, à liant vinylique le plus fréquemment, pigmenté comme le fond.
Dans les deux cas, les variations de teintes sont obtenues par essuyage au moyen d’un chiffon roulé, d’un gant, d’un rouleau spécial, ou par application irrégulière de la seconde couche avec une brosse large. On utilise aussi le chiquetage à l’éponge ou a la brosse. La granulométrie des charges ajoutées à la peinture accentue l’aspect rustique, si nécessaire.

Mode opératoire : Le papier in grain et l’enduit sont les supports les plus appropriés pour la technique des glacis muraux. Les supports doivent préalablement être peints, secs, propres et exempts de taches afin d’avoir un fond blanc uniforme.
La technique d’application la plus usuelle est la technique du balayage avec un spalter ou une brosse plate d’une largeur d’environ 10cm.
Dans le cas de grandes surfaces, intervenir de préférence à plusieurs personnes : la première personne commence en haut à gauche et se déplace en diagonale tandis que la deuxième personne poursuit l’application toujours en diagonale.
Une fois terminé, il faut appliquer la couche de liant pur ou dilué.

glacie_balayage Technique du balayage

La première couche de glacis, très fine, permet de déterminer la nuance de couleur qui doit servir de nuance de base pour l’ensemble. IL faut travailler rapidement selon le procédé mouillé sur mouillé pour éviter une transition des couleurs ou des textures marquantes. Le glacis est appliqué par des mouvements souples, circulaires, en forme de "8" couché.

Avant de passer la seconde couche, il faut attendre au moins deux heures après l’application de la première couche de glacis. Cette 2ème couche permet d’obtenir une couleur nettement plus marquée et une certaine "profondeur" dans l’image.

Si un excès de peinture coule le long du mur, il ne faut pas le répartir avec un chiffon mais avec la brosse à lasure, sous peine de casser l’uniformité du motif.
Il est également important de ne pas travailler trop longtemps au même endroit afin de ne pas risquer d’altérer la couche précédente.
Le mur obtient alors son caractère final en matière de nuance et d’intensité des couleurs, de profondeur et de structure. C’est à ce moment-là qu’il faut décider si l’on veut une transition des couleurs plutôt structurée ou plutôt fondue. Plus le glacis est appliqué mouillé sur mouillé, plus les transitions seront douces.

Il existe d’autre technique de pose :

glacie_tampon Technique du tampon


glacie_rouleau Technique du rouleau


glacie_pochoir Technique du pochoir

Vernis, cires : L’un des usages des vernis et des cires est la protection des décors ou des patines. Un autre emploi est la mise en valeur décorative des surfaces. Les vernis, appliqués directement sur le bois, ne masquent nullement le support en raison de leur transparence. En imprégnant les bois, ils accentuent les nuances de leur veinage.
Procédure de vernissage : On appliquera d’abord, au pinceau, un vernis polyuréthanne « en phase aqueuse » ou « mono-composant satiné » comme couche de protection. Une fine couche de cire apportera ensuite une touche chaleureuse à la finition.

vernis_01

1. Faire un ponçage soigneux avec un gros grain de papier

2. Humidifier la surface du bois à l’eau chaude avec une éponge essorée pour relever les pores du bois

3. Après séchage, poncer à nouveau avec le même grain de papier. Les fibres relevées seront coupées proprement

4. Continuer le ponçage avec des grains plus fin. L’idéal est de progresser de 20 en 20 mais sans poncer trop fin.

5. Faire la mise en teinte

6. Après séchage complet, égrener la teinte à la laine d’acier extra-fine, en prenant soin de ne pas blanchir les arêtes.

7. Souffler les pièces et appliquer une couche de vernis PU au pinceau. Veiller à toujours finir le vernis dans le sens des fibres du bois.

8. Après séchage, égrener au papier grain 220 ou 240

9. Appliquer une couche de cire naturelle, puis après séchage, polir avec un chiffon non pelucheux.

vernis_02

Peintures structurées : Pour obtenir un relief décoratif (appelé structure), on incorpore aux peintures, le plus souvent en phase aqueuse, des substances diverses jouant le rôle des charges dans une peinture classique : sciure de bois, balle de riz ou d’avoine, grains d’argiles expansée, blanc d’Espagne, fibres textiles colorées ou non, etc. Dans le cadre de la cellulose, c’est le liant, un peu dilué, qui donne l’aspect décoratif.
C’est produit s’emploi souvent par projection en gouttelettes – suivie ou non de talochage – ou par application directe à la taloche.
Leur consistance épaisse ne nécessite que des fonds sommairement apprêtés. Néanmoins, l’impression peut être indispensable à l’accrochage. Une couche intermédiaire, un peu grossière et rugueuse, facilite l’application régulière de la finition en évitant les « essuyés ».
Peintures craquelées : C’est une très ancienne technique, qui exploite une erreur dans le processus d’application : sur une peinture à séchage superficiel, donc sur un film insuffisamment dur, on applique une peinture à séchage très rapide qui, tirant sur le fond, fait craqueler celui-ci (c’est une conséquence du non-respect de la règle d’élasticité croissante).
Cette finition demande des fonds impeccables et parfaitement secs.
Elle n’est pas utilisée que sur de faibles surfaces.
Enduits décoratifs : Imitations de stuc : Les fonds doivent être parfaitement préparés et une couche intermédiaire vinylique ou acrylique est souvent conseillée pour unifier les teintes du support et neutraliser les transparences parasites.
L’application se fait au couteau à enduire ou à reboucher par pastillages successifs non jointifs. La teinte peut être dégradée ou intensifiée pour augmenter l’effet décoratif.
La proportion de charges et de pigment minéral nécessite parfois l’application d’un vernis ou d’une cire de protection ; cette application à caractère technique nuit cependant à l’aspect décoratif : en effet, le vernis ou la cire uniformément brillante supprime l’effet de miroitement de l’enduit ferré au couteau.

Processus de travail :

Détremper la chaux avec de l’eau jusqu’à densité désirée. Malaxer
Verser petit à petit farine de marbre et talc sans cesser de mélanger.
Détremper les pigments et le « Prédose » dans l’eau de chaulage, bien malaxer

Verser la teinte dans le stuc, puis allonger progressivement à l’eau jusqu’à bonne consistance du travail à effectuer. Mélanger la pâte au minimum 10 minutes pour obtenir un mélange homogène.
Toutefois, le dosage de la formulation des pâtes à la chaux, fait appel à des réglages de base. La dureté des différentes passes décroit de l’intérieur du mur vers la surface. Le dosage de la farine de marbre et du talc doit être adapté au travail à effectuer.

Le stuc lissé fin :
Appliquer la première passe avec une taloche en effectuant des gestes circulaires afin d’obtenir une surface homogène et plate. Insister sur les angles et arêtes de mur pour qu’il ne se brise pas plus tard lors du passage de la lisseuse.
Renouveler l’opération pour la deuxième passe.
Avant d’attaquer la 3eme passe ou couche de finition, compresser le stuc à la taloche afin d’égaliser le mur, d’augmenter la compacité de l’ensemble et d’éviter les possibles fissures.
Appliquer la passe de finition au platoir. Cette dernière doit être fine.
Soigner les finitions à la lisseuse.
Oter à la laine d’acier le stuc qui aurait adhéré aux éléments accessoires du mur.
La dernière opération consiste à laver l’enduit avec un spalter trempé dans l’eau afin d’éliminer le voile blanc du lait de chaux qui s’est déposé de façon irrégulière sur la surface de l’ouvrage.

stuc_lisse

Le stuc lissé

stuc_lisse_fin

stuc_brique
La base de travail est identique à celle de l’enduit fin. Seul l’aspect esthétique diffère. Le stuc appliqué, tracer les briques au compas et à la règle. Découper avec un fer à engraver les joints délimitant les briques. Lustrer horizontalement et verticalement avec une brosse en crin végétal ou en chiendant.

stuc_pierre

Le stuc appliqué, tracer les pierres au poinçon. Finition de stuc à la lame de scie ou à la râpe métallique. Au bout de trois jours, poser une couche de pâte maigre sur l’emplacement des pierres de taille. Talocher le mortier pour imiter la pierre de taille. Tracer les joints avec le fer à engraver.
Nettoyer les rainures, smiller à la lisseuse la surface de la pierre. Colorier à la fresque les différents tons de pierre à imiter.

stuc_veine_marbre

Le stuc appliqué, laissez sécher une douzaine d’heures. Appliquer une première couche de teinte grasse, verticalement, avec un spalter. Appliquer une seconde couche de teinte grasse, horizontalement, avec un spalter. Appliquer une troisième couche de teinte grasse avec un pinceau usagé, comme s’il s’agissait d’un tampon. Répétez l’opération autant de fois qu’il y’a de couleur dans le marbre à imiter. Lisser au fer à dégrossir, à chaud. Peindre les veines du marbre ou du jaspé, avec un pinceau. Lustrer avec un fer à dégrossir, à chaud. Eviter la frise si nécessaire. Marquer au couteau la veine du marbre que l’on veut imiter. Lisser au fer à finir, trempé.

stuc_sgraffite

Le stuc appliqué, ré-enduir le mur au platoir d’un enduit maigre d’une autre couleur que celle appliquée précédemment. Laver et lustrer l’enduit frais avec un spalter puis une brosse en crin végétal. Appliquer le calque du motif souhaité puis passer un tampon enduit de charbon végétal afin de marquer le dessin sur l’enduit encore frais. Découper le dessin avec un couteau ou un stylet.
Nettoyer verticalement et horizontalement le mur et le sgraffite à la brosse.
Enduits rustiques : On distingue plusieurs types d’enduits rustiques :
- L’enduit homogène dans sa composition et mis en œuvre par projection, ce qui crée un relief ;
- Le même enduit appliqué au couteau à enduire est ensuite poché au rouleau alvéolé à éléments de caoutchouc, à la taloche ou par tout autre moyen créant un relief rustique;
- L’enduit comprend des charges de granulométrie différente ; après application au couteau à enduire le produit taloché ; les grains les plus gros roulent sous l’outil et produisent des sillons dans la masse de la pâte. Ce sont les effets grésés ou ribbés. Ce dernier type d’enduit demande une couche de fond un peu granuleuse pour un meilleur accrochage. Le liant est acrylique, ce qui permet son emploi en finition extérieure.
Les enduits rustiques sont à l’opposé des imitations stuc car ils ne nécessitent qu’un rebouchage des fonds.
Enduits de granulats de marbre : Des granulats de marbre sont enrobés dans un liant acrylique.
L’épaisseur du film sec peut atteindre 2 à 3 mm. L’enduit obtenu est surtout utilisé en revêtements extérieurs de façade, mais la dureté et l’inaltérabilité du marbre, son aspect très décoratif, le font employer aussi pour les halls d’immeubles et les locaux soumis à des contraintes d’abrasion importantes.
Enduits essuyés : les bois cérusés : La céruse a laissé son nom à un type de décoration sur bois, le chêne cérusé.
Cette technique, appliquée sur des essences à graines très larges (le chêne en particulier), consiste à remplir les pores du bois d’enduit blanc ou très clair. Après élimination du surplus d’enduit en surface et essuyage, les pores et le dessin des veines du bois ressortent en clair sur le ton naturel plus foncé.
Effets décoratifs obtenus par le mode d’application : Avec une peinture classique, monochrome, le peintre peut obtenir des effets décoratifs très différents selon le mode d’application choisi.
Une peinture pochée ou appliquée avec un rouleau à fibres paraîtra toujours plus mate et plus foncée qu’une peinture semblable lissée à la brosse. Il s’agit du même phénomène d’optique que pour le brillant des peintures. Ce qui explique que, lors des travaux exécutés au rouleau à peindre,
l’applicateur soit obligé de recouvrir le plus possible, avec la dernière passe du rouleau, les surfaces appliquées à la brosse (angles, réchampis) sous peine de voir celles-ci garder un aspect différent après séchage.
Les finitions dites « peau d’orange » ou « tendues » ou « pochées » correspondent à des peintures dont le film produit une telle apparence grâce à sa composition, ou à son mode de mise en œuvre.

Remarque : Il y a deux difficultés communes à toutes les finitions décoratives que nous venons d’examiner : La première concerne la régularité d’application, donc l’effet décoratif :
- Sur un échantillon de quelques décimètres carrés, il est facile d’obtenir un travail homogène ; en revanche, lorsqu’il s’agit d’un panneau de mur ou d’une pièce entière, la difficulté devient réelle. Cela est manifeste pour les travaux de décor bois, de patine, d’enduit décoratif : des reprises se produisent au chevauchement de chaque partie traitée (doublage des teintes ou du grain). Pour les produits en phase aqueuse, s’y ajoute la rapidité du séchage lié aux conditions atmosphériques ;
- Dans l’emploi des glacis, apparaissent des dépôts du pigment, entraînant des variations de teinte
- S’il s’agit d’application manuelle, deux ouvriers, avec le même matériel et les mêmes produits, n’obtiendront pas le même résultat.

La seconde difficulté est relative aux tendances de la mode : les produits de finition décorative proposés n’ont pas toujours les qualités correspondent à leur destination dans un lieu déterminé. Le rôle du peintre est de guider le client en se fondant sur les critères suivants :
- Lavabilité (impossible avec les enduits lisses de type vénitiens et les produits minéraux) ;
- Nettoyage (délicat sur les glacis, les décors, les patines et impossible sur les enduits rugueux retenant les poussières).
- Possibilité de recouvrement éventuel (enduits rustiques à fort relief, enduits grésés).
Ainsi, appliquer une peinture décorative à la chaux dans une clinique – sous prétexte que la chaux a des vertus bactéricides – et un non-sens pour l’entretien de ces locaux (la chaux n’a ce pouvoir bactéricide qu’à l’état liquide !).

 

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