Comment préparer mes surfaces à peindre ? (Partie 1)

Le but essentiel des travaux préparatoires est de permettre le bon accrochage de tous les feuils mis en œuvre dans les systèmes de peinture.
Ces travaux dépendent essentiellement de l’état du support :
Leur fonction est l’élimination :
- Des parties non adhérentes du matériau ou de l’ancien fond, voire de la totalité de celui-ci ; l’adhérence mécanique des peintures et revêtements sera ainsi assurée ;
- Des dépôts : graisses, poussières, salissures, micro-organismes, lichens, mousses qui empêcheraient l’accrochage.
- Des aspérités nuisibles à l’aspect et consommatrices de produits.
Eliminations des parties non adhérentes : Ces travaux comprennent :
- L’époussetage : éliminer les poussières qui se sont déposées sur le support qui mélangées à la couche d’impression constitueraient une charge inesthétique et préjudiciable à la qualité du travail. Lorsqu’on utilise un pistolet classique, l’air arrivant en premier fait voler la poussière. On considère à tort que la peinture au pistolet dispense de l’époussetage. Avec le procédé « airless », le mal est aggravé puisqu’il n’y a pas de projection d’air.

Le grattage, ponçage, décalaminage, brossage et sablage : Ils s’effectuent par des moyens physiques : grattoirs, riflards, scrappers, marteaux, brosses métalliques ou brosses diverses.
Ces travaux réalisés manuels nécessitent beaucoup de main d’oeuvre et une attention particulière pour ne pas dégrader le support. Pour les petits travaux, sur les matériaux tendres et en intérieur surtout, le grattage manuel reste la seule solution. Les ponçages, à l’aide de papier abrasif, donnent beaucoup de bons résultats sur les matériaux fragiles (plâtre, bois par exemple) mais ils génèrent beaucoup de poussières.

brosse_decalaminage_tuyau

Brosse de décalaminage pour tuyau

brosse_decalaminage_demi_lune
Brosse ½ lune de décalaminage

Les brossages ou martelages de rouille ou de calamine sont essentiels. Comme ils sont long et pénibles, on leur substitue, lorsque cela est possible, des moyens mécaniques tels que le sablage (le sablage a aussi pour effet un dépolissage des surfaces trop lisses de certains matériaux).
Sur les sols en liants hydrauliques lissés avec adjonction de ciment pur ou de durcisseurs métalliques, on emploie des machines : sableuses, marteleuses à aiguilles qui permettent un travail efficace.
Les travaux de dérochage sur métaux se font par emploi de composés chimiques ou d’acides.

Détapissage et décapage : Il est parfois nécessaire d’éliminer totalement la peinture ou le revêtement en place mauvaise adhérence, trop grande épaisseur, écaillage, cloque…) et cela sans endommager le support. Le décapage le plus simple est celui des peintures à la colle puisque l’élimination se fait à l’eau chaude. Il en va de même pour les papiers peints, décollables à la vapeur d’eau.
Lorsque la surface du papier peint a été peinte ou lorsque le papier est « lessivable », il convient de griffer l’épiderme pour que la vapeur atteigne la partie perméable et dissolve la colle.
Lorsqu’on se trouve en présence de revêtements collés, feuilles calandrées ou entoilées, il existe des sortes de tondeuses, équipées de lames coupantes et animées d’un mouvement alternatif, qui donnent de bons résultats.
Lorsqu’il s’agit de peintures alkydes-glycérophtaliques, à l’huile de lin, acryliques ou vinyliques, ou de restes de colles vinyliques, les trois solutions suivantes sont possibles :
- Le sablage
- Les grattages à sec : longs et fastidieux ils donnent des résultats inégaux sur toute la surface.
Le décapage thermique est basé sur le fait que les composants organiques du liant peuvent être combustibles ou ramollis par une forte chaleur. Leur élimination par grattage devient alors possible.
Les appareils utilisés sont des brûleurs à gaz propane munis d’un bec plat. Il existe aussi des appareils à chauffage électrique dont on peut régler le flux thermique pour traiter de petites surfaces ou pour opérer à proximité des vitrages. Les appareils oxyacétyléniques ont été abandonnés en raison de l’échauffement trop grand qu’ils provoquent sur le support au cours du décapage.

decapeur_thermique

Le décapage thermique

Les décapeurs thermiques sont livrés avec un jeu de buses variées. Choisissez celle qui permet de balayer la plus grande surface ou employez le décapeur sans buse. Une buse conique risquant de brûler le bois, ne l'utilisez que pour décaper en bordure d'une zone que vous ne voulez pas endommager.

Décapez d'abord les surfaces planes. Dirigez l'air chaud sur une petite zone, en déplaçant le décapeur lentement d'avant en arrière. Avec le couteau, décollez la peinture au fur et à mesure.
Le décapage chimique : Le liant étant le constituant principal du film de peinture, c’est sur la destruction de ce liant, par des agents dégradants, que reposent les décapants chimiques. On trouve trois familles de produits : les décapants basiques, acides et neutres à base de solvants.

Elimination des dépôts et salissures : Les supports peuvent être salis par des traces de mains, par des dépôts de graisses, de poussières, de vapeur grasse, de particule diverses. A l’extérieur se sont souvent des micro-organismes qui s’établissent. Son élimination se fait par lavage ou lessivage.
Lavage : A l’extérieur, le lavage à l’eau sous forte pression, lorsque cela est possible ; suffit à éliminer les poussières non grasses et les lichens et mousses. Il faut tout de même faire attention à ne pas détériorer les fonds et les supports fragiles ainsi qu’à la pénétration de l’eau à l’intérieur des locaux par les joints ou fissures.

L’élimination des mousses, lichens, moisissures nécessite souvent un brossage énergique en plus des lavages. En effet, les micro-organismes sont très accrochés dans les pores du support sur lequel ils se nourrissent.
Lessivage : Sur les surfaces grasses et très salies, on emploie des lessives ou des détergents. Les lessives sont des mélanges de soude et de résine ou de cendres de pin. Elles se présentent sous forme de poudre, que l’on dilue dans l’eau en proportion plus ou moins grande selon le degré de salissure. Si l’on doit repeindre sur des fonds mats, un lavage à l’eau suffit.
Rinçage : Tous les savons et détergents demandent un rinçage abondant afin d’éliminer totalement les traces de produit qui pourraient se réactiver sous l’influence de l’humidité accidentelle ou ambiante.
Elimination des aspérités : Cette phase des travaux préparatoires n’est pas essentielle pour la tenue des peintures ou enduits. L’élimination des aspérités part d’une considération avant tout esthétique et n’influe que sur la qualité de la finition.

Egrenage : Lorsque les grains sont peu adhérents (cas des plâtres et des bois neufs salis par les autres interventions), l’élimination des aspérités prend le nom d’égrenage.

Ponçage : Les travaux plus soignés demandent un ponçage. Celui-ci s’effectue avec des feuilles de papier sur lesquelles est collé un abrasif d’une granulométrie de plus en plus fine selon la finition désirée. Cet abrasif peut comprendre des grains de grès, d’émeri, de corindon ou de able broyés finement, de verre broyé (papier de verre)……
Les abrasifs s’emploient à sec, à la main ou avec des ponceuses mécaniques. La poussière dégagée par le ponçage n’est pas seulement désagréable, elle peut être toxique dans le vas des peintures anciennes contenant de la céruse. (Carbonate de plomb, reconnaissance à son goût sucré).

ponssage_mecanique ponssage_manuel

Pour décaper, une ponceuse vibrante ou excentrique convient parfaitement. Effectuez un mouvement régulier sur la surface à poncer, en exerçant une pression légère mais uniforme. Il ne laisser la poussière s'accumuler sur le papier abrasif.

depoussierage
Dépoussiérage


Après chaque opération de ponçage ainsi qu'après chaque application d'une couche de peinture, veillez à ce que la surface soit lisse pour que la couche suivante adhère correctement. Il faut Eliminer la poussière avec une balayette douce et sèche.

Le ponçage peut également se faire à l’aide d’une girafe :

girafe

Comment préparer mes surfaces à peindre ? (Partie 1)

Le but essentiel des travaux préparatoires est de permettre le bon accrochage de tous les feuils mis en œuvre dans les systèmes de peinture.
Ces travaux dépendent essentiellement de l’état du support :
Leur fonction est l’élimination :
- Des parties non adhérentes du matériau ou de l’ancien fond, voire de la totalité de celui-ci ; l’adhérence mécanique des peintures et revêtements sera ainsi assurée ;
- Des dépôts : graisses, poussières, salissures, micro-organismes, lichens, mousses qui empêcheraient l’accrochage.
- Des aspérités nuisibles à l’aspect et consommatrices de produits.
Eliminations des parties non adhérentes : Ces travaux comprennent :
- L’époussetage : éliminer les poussières qui se sont déposées sur le support qui mélangées à la couche d’impression constitueraient une charge inesthétique et préjudiciable à la qualité du travail. Lorsqu’on utilise un pistolet classique, l’air arrivant en premier fait voler la poussière. On considère à tort que la peinture au pistolet dispense de l’époussetage. Avec le procédé « airless », le mal est aggravé puisqu’il n’y a pas de projection d’air.

Le grattage, ponçage, décalaminage, brossage et sablage : Ils s’effectuent par des moyens physiques : grattoirs, riflards, scrappers, marteaux, brosses métalliques ou brosses diverses.
Ces travaux réalisés manuels nécessitent beaucoup de main d’oeuvre et une attention particulière pour ne pas dégrader le support. Pour les petits travaux, sur les matériaux tendres et en intérieur surtout, le grattage manuel reste la seule solution. Les ponçages, à l’aide de papier abrasif, donnent beaucoup de bons résultats sur les matériaux fragiles (plâtre, bois par exemple) mais ils génèrent beaucoup de poussières.

brosse_decalaminage_tuyau

Brosse de décalaminage pour tuyau

brosse_decalaminage_demi_lune
Brosse ½ lune de décalaminage

Les brossages ou martelages de rouille ou de calamine sont essentiels. Comme ils sont long et pénibles, on leur substitue, lorsque cela est possible, des moyens mécaniques tels que le sablage (le sablage a aussi pour effet un dépolissage des surfaces trop lisses de certains matériaux).
Sur les sols en liants hydrauliques lissés avec adjonction de ciment pur ou de durcisseurs métalliques, on emploie des machines : sableuses, marteleuses à aiguilles qui permettent un travail efficace.
Les travaux de dérochage sur métaux se font par emploi de composés chimiques ou d’acides.

Détapissage et décapage : Il est parfois nécessaire d’éliminer totalement la peinture ou le revêtement en place mauvaise adhérence, trop grande épaisseur, écaillage, cloque…) et cela sans endommager le support. Le décapage le plus simple est celui des peintures à la colle puisque l’élimination se fait à l’eau chaude. Il en va de même pour les papiers peints, décollables à la vapeur d’eau.
Lorsque la surface du papier peint a été peinte ou lorsque le papier est « lessivable », il convient de griffer l’épiderme pour que la vapeur atteigne la partie perméable et dissolve la colle.
Lorsqu’on se trouve en présence de revêtements collés, feuilles calandrées ou entoilées, il existe des sortes de tondeuses, équipées de lames coupantes et animées d’un mouvement alternatif, qui donnent de bons résultats.
Lorsqu’il s’agit de peintures alkydes-glycérophtaliques, à l’huile de lin, acryliques ou vinyliques, ou de restes de colles vinyliques, les trois solutions suivantes sont possibles :
- Le sablage
- Les grattages à sec : longs et fastidieux ils donnent des résultats inégaux sur toute la surface.
Le décapage thermique est basé sur le fait que les composants organiques du liant peuvent être combustibles ou ramollis par une forte chaleur. Leur élimination par grattage devient alors possible.
Les appareils utilisés sont des brûleurs à gaz propane munis d’un bec plat. Il existe aussi des appareils à chauffage électrique dont on peut régler le flux thermique pour traiter de petites surfaces ou pour opérer à proximité des vitrages. Les appareils oxyacétyléniques ont été abandonnés en raison de l’échauffement trop grand qu’ils provoquent sur le support au cours du décapage.

decapeur_thermique

Le décapage thermique

Les décapeurs thermiques sont livrés avec un jeu de buses variées. Choisissez celle qui permet de balayer la plus grande surface ou employez le décapeur sans buse. Une buse conique risquant de brûler le bois, ne l'utilisez que pour décaper en bordure d'une zone que vous ne voulez pas endommager.

Décapez d'abord les surfaces planes. Dirigez l'air chaud sur une petite zone, en déplaçant le décapeur lentement d'avant en arrière. Avec le couteau, décollez la peinture au fur et à mesure.
Le décapage chimique : Le liant étant le constituant principal du film de peinture, c’est sur la destruction de ce liant, par des agents dégradants, que reposent les décapants chimiques. On trouve trois familles de produits : les décapants basiques, acides et neutres à base de solvants.

Elimination des dépôts et salissures : Les supports peuvent être salis par des traces de mains, par des dépôts de graisses, de poussières, de vapeur grasse, de particule diverses. A l’extérieur se sont souvent des micro-organismes qui s’établissent. Son élimination se fait par lavage ou lessivage.
Lavage : A l’extérieur, le lavage à l’eau sous forte pression, lorsque cela est possible ; suffit à éliminer les poussières non grasses et les lichens et mousses. Il faut tout de même faire attention à ne pas détériorer les fonds et les supports fragiles ainsi qu’à la pénétration de l’eau à l’intérieur des locaux par les joints ou fissures.

L’élimination des mousses, lichens, moisissures nécessite souvent un brossage énergique en plus des lavages. En effet, les micro-organismes sont très accrochés dans les pores du support sur lequel ils se nourrissent.
Lessivage : Sur les surfaces grasses et très salies, on emploie des lessives ou des détergents. Les lessives sont des mélanges de soude et de résine ou de cendres de pin. Elles se présentent sous forme de poudre, que l’on dilue dans l’eau en proportion plus ou moins grande selon le degré de salissure. Si l’on doit repeindre sur des fonds mats, un lavage à l’eau suffit.
Rinçage : Tous les savons et détergents demandent un rinçage abondant afin d’éliminer totalement les traces de produit qui pourraient se réactiver sous l’influence de l’humidité accidentelle ou ambiante.
Elimination des aspérités : Cette phase des travaux préparatoires n’est pas essentielle pour la tenue des peintures ou enduits. L’élimination des aspérités part d’une considération avant tout esthétique et n’influe que sur la qualité de la finition.

Egrenage : Lorsque les grains sont peu adhérents (cas des plâtres et des bois neufs salis par les autres interventions), l’élimination des aspérités prend le nom d’égrenage.

Ponçage : Les travaux plus soignés demandent un ponçage. Celui-ci s’effectue avec des feuilles de papier sur lesquelles est collé un abrasif d’une granulométrie de plus en plus fine selon la finition désirée. Cet abrasif peut comprendre des grains de grès, d’émeri, de corindon ou de able broyés finement, de verre broyé (papier de verre)……
Les abrasifs s’emploient à sec, à la main ou avec des ponceuses mécaniques. La poussière dégagée par le ponçage n’est pas seulement désagréable, elle peut être toxique dans le vas des peintures anciennes contenant de la céruse. (Carbonate de plomb, reconnaissance à son goût sucré).

ponssage_mecanique ponssage_manuel

Pour décaper, une ponceuse vibrante ou excentrique convient parfaitement. Effectuez un mouvement régulier sur la surface à poncer, en exerçant une pression légère mais uniforme. Il ne laisser la poussière s'accumuler sur le papier abrasif.

depoussierage
Dépoussiérage


Après chaque opération de ponçage ainsi qu'après chaque application d'une couche de peinture, veillez à ce que la surface soit lisse pour que la couche suivante adhère correctement. Il faut Eliminer la poussière avec une balayette douce et sèche.

Le ponçage peut également se faire à l’aide d’une girafe :

girafe

 

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