Comment choisir mon matériel de peinture ?

Brosses : Le terme de « brosse » est employé pour les travaux en bâtiment ; on parle de « pinceau » dans la peinture de chevalet.

Les brosses sont de dimensions et de taille très variées. Leur conception est la même pour toutes : des soies naturelles ou synthétiques serrées et collées à leur base, puis insérées dans une virole.
L’ensemble est muni d’un manche en prolongement des soies ou d’une poignée pour certaines brosses. La taille, le diamètre, la forme de la virole (ronde, rectangulaire, ovale), varient selon l’usage.

Utilisation : La peinture, emmagasinée autour et entre les soies, est transportée vers le support. Un mouvement de pression sur l’outil et de va et vient permet la répartition de la peinture. Avec une brosse on peut travailler la peinture, en la croisant pour la répartir uniformément ou en la pochant pour lui donner un relief qui sera plus ou moins important selon la brosse employée. La brosse est déconseillée pour les peintures à séchage rapide.

Avantage :
- Meilleur accrochage de la peinture (impureté mélangé à la peinture)
- Meilleur garnissage (micro-anfractuosités mieux atteintes)
- Lissage plus fin
- Le rechampissage (on nomme ainsi l’opération qui consiste à peindre une surface jusqu’à une limite précise sans déborder sur la surface voisine).

 


Pinceau plat biseauté

pinceau_biseaute

Spalter

pinceau_splater

Queue de morue

pinceau_queue_morue

Brosse à pochoir

pinceau_brosse_pochoir

Brosse à veiner

pinceau_brosse_veiner

Rouleaux : Ce sont les outils d’application les plus employés. Sur un cylindre creux, en métal ou en produit de synthèse, est collée une matière susceptible de contenir la peinture. Cela peut être des fibres en polypropylène ou acryliques. Des velours plus ou moins hauts, des mousses alvéolées, structurées ou non, des morceaux de peau lacérés pour les effets décoratifs…. Les rouleaux à mousse structurée donnent un relief aux produits épais appliqués. Les cylindres sont montés sur un axe longitudinal muni d’un manche et tournent autour de cet axe.

rouleau_traditionnel

rouleau_thermofusion

Utilisation : La peinture est emmagasinée dans les fibres textiles du rouleau et transportée vers le support. Le mouvement de pression assure le dépôt de la peinture et le roulement assure sa répartition.
Il existe des modèles à alimentation automatique. La peinture, sous pression, arrive par le manche creux et l’axe perforé du rouleau.
La fonction d’accrochage de la peinture par le rouleau est moins importante que celle de la brosse car le mouvement glissant est inexistant.

Avantages : L’avantage essentiel des rouleaux est la rapidité d’exécution. Le rouleau se charge de plus de peinture qu’une brosse et couvre une surface de 3 à 4 fois plus importante.
La largeur de l’outil assure une répartition plus homogène de la peinture. L’aspect finement granité de la peinture est beaucoup plus régulier. Le grain fin poché que laisse le travail au rouleau est devenu la norme des travaux courants.
Les rouleaux permettent de peindre des surfaces rugueuses qu’il est malaisé de peindre à la brosse : fin, crépi, enduit de ciment taloché.
Dans le cas de l’application des couches primaires, l’emploi de la brosse est préférable à celui du rouleau en raison d’un moindre accrochage : les particules oubliées sur le support ne sont pas enrobées et le rouleau, privé du mouvement glissant de la brosse, remplit moins bien les anfractuosités du subjectile.
L’utilisation du spalter pour lisser et après le passage du rouleau donne un beau résultat rendu tendu. Mais si les apprêts ne sont pas impeccables, l’aspect final n’est pas amélioré. Il est préférable de rester avec le grain fin et régulier du rouleau.


La taille de l’outil intervient également : un rouleau large permet un travail plus rapide et limite les risques de reprises. Mais cela se fait au détriment d’une finition nette au niveau des angles et des réchampis.

rouleau_type_tissus

Pour chaque type de peinture et de travaux, il convient d’utiliser certains tissus.

rouleau_type_tissus_02

Couteaux, lames à enduire, taloches, spatules, platoirs : Les produits épais ne peuvent pas être appliqués à la brosse, ils le sont rarement au rouleau. On utilise alors une lame métallique, généralement en acier, souple et fine, à bord droit, munie d’u manche. La largeur varie de 1 cm à 20
cm et plus pour les lames à enduire.
Pour les surfaces concaves ou convexes, on utilise un rectangle de caoutchouc ou de matière synthétique.
Utilisation : Une pression importante exercée sur l’outil permet de faire pénétrer le rebouchage ou l’enduit dans les fissures et anfractuosités à reboucher. Cette même pression, contrôlée, conditionne l’épaisseur d’enduit laissée sur le support.
La fonction de transfert est parfaitement assurée et le « croisé » de l’application ne pose pas de problème.
Pour certains enduits décoratifs (enduits vénitiens par exemple), la largueur de l’outil déposant le produit est un des éléments participant au rendu de l’effet esthétique.

Pour les produits plus épais, on emploie les taloches et platoirs (plaques d’acier ou de matière synthétique munies d’une poignée fixée perpendiculairement). Ces outils permettent les effets talochés ou ribbés des enduits décoratifs structurés.
Les spatules crantées ou non, servent à appliquer les colles et les produits épais pour sols.

Couteau à enduire

couteau_enduire

Taloche

taloche

Spatule

spatule

Platoir

platoir

Moyens mécaniques

Il y a deux types de procédés pour véhiculer la peinture du récipient au support : les procédés à pression et les procédés électrostatiques.
Procédés à pression : Ce sont les systèmes le plus utilisés. La pression est obtenue à l’aide d’un compresseur.
Procédé à pression d’air : L’air comprimé est envoyé dans un projecteur, appelé couramment « pistolet » (il existe aussi des lances pour les produits pâteux). Cet air, canalisé par une buse, véhicule la peinture vers le support.

La peinture peut être amenée de deux manières :
- La dépression causée par le passage de l’air dans le corps du pistolet aspire la peinture vers la buse où elle se mélange d’air. C’est le système avec godet suspendu sous le projecteur. Il nécessite une pression assez faible (2,5 bars) et est réservé aux petits travaux ;
- La pression dans le récipient contenant la peinture –ou le produit pâteux- pousse la peinture vers la buse du pistolet où s’effectue le mélange air-peinture projeté sur le support. La pression et le débit sont plus importants – de l’ordre de 4,5 bars pour l’air et de 1,5 bar pour la peinture de fluidité normale. C’est le système le plus employé sur les chantiers.
-
La peinture forme un cône de très fines gouttelettes dont la base est la surface à peindre.
La forme est le diamètre de la buse doivent être adaptés au produit à projeter. Ils conditionnent, avec la pression d’air, la surface couverte par le cône de projection.
Peinture au pistolet
Elle est assurée par un pistolet d’application où le produit à pulvériser est atomisé par l’air comprimé, alimentant le pistolet. La pulvérisation passe par le « chapeau », par de petit trous centraux (jet rond) ou latéraux (jet plat).
Pour la mise en opération, il est nécessaire de disposer :
- D’un compresseur
- D’un pistolet de type à succion : plutôt utilisé pour les peintures légères puisqu’elles montent par aspiration
- D’un pistolet à gravité : utilisé pour les peintures lourdes
- D’un tuyau reliant le pistolet au compresseur, en interposant un régulateur d’air et un filtre.

Le nettoyage du matériel intervient immédiatement après l’application. Il est capital pour une bonne conservation du matériel. On utilise le diluant de nettoyage compatible avec la peinture employée.

Procédé à pressions sans air (dit « airless ») : La haute pression (100 bars et plus) générée par la pompe agit directement sur la peinture dans le corps de la pompe. Propulsée dans le projecteur, la peinture se détend à la sortie de la buse et forme le même cône que dans le cas précédent. La peinture est déposée avec pression très supérieure et sur une surface plus grande : la base du cône a un diamètre double de celui obtenu par le procédé classique. La rapidité d’exécution est 2 à 3 fois supérieure.

Avantages : La rapidité du travail et la régularité d’application sont les principaux avantages de ces procédés. De plus, si l’ouvrier possède une bonne maitrise de son matériel et croise ses passes, les performances sont très supérieures à celles obtenues par les moyens manuels.
Les autres avantages de la peinture projetée sont que toutes les surfaces, quel que soit leur relief, peuvent être peintes (gros crépis, par exemple) et que tous les produits (peintures, produits pâteux, fibres, paillettes, vernis) peuvent être employés, sous réserve du choix de la buse et de la dilution appropriés. Les seules exceptions concernent les enduits de type vénitiens, les enduits gresés et les glacis de décoration.
Les deux procédés, avec ou sans air, peuvent s’adapter aux peintures à deux composants : l’alimentation des produits se fait par deux conduits séparés et le mélange s’effectue dans la buse de projection.
Les peintures à séchage rapide peuvent être appliquées par ces procédés sans risque de reprises.
Certaines peintures de décoration, à effets multicolores, ne peuvent s’appliquer que par le procédé pneumatique. En effet, les éléments des divers composants, en suspension instable, se mélangeraient sous l’action de frottement de la brosse.
Inconvénients : L’inconvénient principal des systèmes à air est l’émission dans l’atmosphère de vapeurs abondantes, mélange d’air et de peinture, donc de solvants/diluants. Une partie se dépose sur les surfaces à recouvrir, mais une partie se disperse en aérosols qui sont respirés par l’applicateur ou bien retombent au sol.
Les vapeurs sont un peu moins importantes avec la haute pression du fait de l’absence d’air, mais une partie du produit tombe également au sol.
Il existe des variantes de ces procédés utilisant les basses pressions pour diminuer les vapeurs.
Avec la peinture par projection pneumatique, on ne peut pas travailler le produit appliqué. Une deuxième opération est nécessaire. Lorsqu’il s’agit d’enduits qui doivent être livrés lisses, le passage manuel d’une lame à enduire ou d’une taloche s’impose après la projection.
La surface couverte par projection n’étant pas délimité précisément, comme le permet la brosse en réchampissant, l’emploi de caches et de protections est obligatoire. Si elle demande beaucoup de temps, leur mise en place limite l’emploi de la peinture par projection pneumatique.
S’il existe des dépôts sur la surface (poussière, micro-débris, condensation), l’adhérence des peintures sera fortement diminuée.
Pour toutes ces raisons, les impressions et primaires s’effectuent de préférence par des moyens manuels.

procede_airless

Procédé Airless

En bref, la pulvérisation Airless permet :
- Débits importants
- Grandes cadences de travail
- Autorise de grande longueur de tuyau
- Dépose de forte épaisseur
- Moins de brouillard résiduel qu’en pulvérisation
- Vitesse des particules
- Faible consommation d’air comprimé
La qualité de la pulvérisation dépend de :
- La viscosité du produit
- Les charges ajoutées
- La pression délivrée
- La taille de la buse

Suivant la viscosité du produit à pulvériser, on utilisera une buse de diamètre d’ouverture plus ou moins grand. Un diamètre élevé sera privilégié pour les produits visqueux, un faible diamètre pour les produits très fluides.
Le débit de la buse, et donc la quantité de produit déposé, sont directement liés à son diamètre d’ouverture.
L’angle de jet est à choisir en fonction de la pièce à peindre. Il correspond à une largeur de jet calculé à une distance de pulvérisation de 30 cm de la pièce indiquée sous forme d’intervalle.

Exemple de pistolet pour système Airless :

pistolet_airless_01

pistolet_airless_02

Procédés électrostatiques

En utilisant le champ magnétique crée par une différence de potentiel entre deux pôles – le projecteur (pistolet) et le support -, ces procédés véhiculent la peinture du récipient aux surfaces à recouvrir.
Il faut donc que le projecteur et le support soient conducteurs de l’électricité et que la peinture comporte dans ses composants des particules conductrices.
D’abord réservé à des travaux en atelier et à des entreprises spécialisées, en raison des réglages délicats, le procédé s’étend maintenant au bâtiment. Des matériels adaptés sont en service.

Avantages : L’intérêt du procédé électrostatique est triple :
- La répartition de la peinture très irrégulière
- L’absence de pression supprime toute émission de vapeurs et de dépôts de peinture en dehors du champ. Aucune protection n’est à prévoir sur les surfaces non conductrices ;
- Toutes les parties du support à peindre sont atteintes, y compris les zones protégées par des reliefs. Par exemple, toutes les faces d’un tube ou d’un barreau sont peintes, à la seule condition qu’elles soient dans le champ magnétique. C’est un argument pour l’emploi du procédé dans la peinture de grilles, balcons, barreaudage d’escalier, etc. Lorsqu’il s’agit d’armoires métalliques seul l’extérieur est traité, l’intérieur est isolé par le phénomène de cage de Faraday.
Inconvénients : L’emploi de ce procédé est limité aux seuls supports conducteurs.
Choix des systèmes et des produits :
Pour parvenir au résultat conforme au choix du client et au respect des DTU, le peintre peut se fixer trois objectifs :
- L’uniformité d’absorption : c’est le rôle des premières couches appliquées, dites « impressions ».
- L’uniformité de la planéité pour les travaux soignés : c’est ce que lui permettent les travaux d’apprêt ;
- L’uniformité d’aspect : c’est l’application des produits qui dépend à la fois du choix des produits eux-mêmes et de l’outillage utilisé.

pistolet_electrostatique
Pistolet pour système électrostatique

Comment choisir mon matériel de peinture ?

Brosses : Le terme de « brosse » est employé pour les travaux en bâtiment ; on parle de « pinceau » dans la peinture de chevalet.

Les brosses sont de dimensions et de taille très variées. Leur conception est la même pour toutes : des soies naturelles ou synthétiques serrées et collées à leur base, puis insérées dans une virole.
L’ensemble est muni d’un manche en prolongement des soies ou d’une poignée pour certaines brosses. La taille, le diamètre, la forme de la virole (ronde, rectangulaire, ovale), varient selon l’usage.

Utilisation : La peinture, emmagasinée autour et entre les soies, est transportée vers le support. Un mouvement de pression sur l’outil et de va et vient permet la répartition de la peinture. Avec une brosse on peut travailler la peinture, en la croisant pour la répartir uniformément ou en la pochant pour lui donner un relief qui sera plus ou moins important selon la brosse employée. La brosse est déconseillée pour les peintures à séchage rapide.

Avantage :
- Meilleur accrochage de la peinture (impureté mélangé à la peinture)
- Meilleur garnissage (micro-anfractuosités mieux atteintes)
- Lissage plus fin
- Le rechampissage (on nomme ainsi l’opération qui consiste à peindre une surface jusqu’à une limite précise sans déborder sur la surface voisine).

 


Pinceau plat biseauté

pinceau_biseaute

Spalter

pinceau_splater

Queue de morue

pinceau_queue_morue

Brosse à pochoir

pinceau_brosse_pochoir

Brosse à veiner

pinceau_brosse_veiner

Rouleaux : Ce sont les outils d’application les plus employés. Sur un cylindre creux, en métal ou en produit de synthèse, est collée une matière susceptible de contenir la peinture. Cela peut être des fibres en polypropylène ou acryliques. Des velours plus ou moins hauts, des mousses alvéolées, structurées ou non, des morceaux de peau lacérés pour les effets décoratifs…. Les rouleaux à mousse structurée donnent un relief aux produits épais appliqués. Les cylindres sont montés sur un axe longitudinal muni d’un manche et tournent autour de cet axe.

rouleau_traditionnel

rouleau_thermofusion

Utilisation : La peinture est emmagasinée dans les fibres textiles du rouleau et transportée vers le support. Le mouvement de pression assure le dépôt de la peinture et le roulement assure sa répartition.
Il existe des modèles à alimentation automatique. La peinture, sous pression, arrive par le manche creux et l’axe perforé du rouleau.
La fonction d’accrochage de la peinture par le rouleau est moins importante que celle de la brosse car le mouvement glissant est inexistant.

Avantages : L’avantage essentiel des rouleaux est la rapidité d’exécution. Le rouleau se charge de plus de peinture qu’une brosse et couvre une surface de 3 à 4 fois plus importante.
La largeur de l’outil assure une répartition plus homogène de la peinture. L’aspect finement granité de la peinture est beaucoup plus régulier. Le grain fin poché que laisse le travail au rouleau est devenu la norme des travaux courants.
Les rouleaux permettent de peindre des surfaces rugueuses qu’il est malaisé de peindre à la brosse : fin, crépi, enduit de ciment taloché.
Dans le cas de l’application des couches primaires, l’emploi de la brosse est préférable à celui du rouleau en raison d’un moindre accrochage : les particules oubliées sur le support ne sont pas enrobées et le rouleau, privé du mouvement glissant de la brosse, remplit moins bien les anfractuosités du subjectile.
L’utilisation du spalter pour lisser et après le passage du rouleau donne un beau résultat rendu tendu. Mais si les apprêts ne sont pas impeccables, l’aspect final n’est pas amélioré. Il est préférable de rester avec le grain fin et régulier du rouleau.


La taille de l’outil intervient également : un rouleau large permet un travail plus rapide et limite les risques de reprises. Mais cela se fait au détriment d’une finition nette au niveau des angles et des réchampis.

rouleau_type_tissus

Pour chaque type de peinture et de travaux, il convient d’utiliser certains tissus.

rouleau_type_tissus_02

Couteaux, lames à enduire, taloches, spatules, platoirs : Les produits épais ne peuvent pas être appliqués à la brosse, ils le sont rarement au rouleau. On utilise alors une lame métallique, généralement en acier, souple et fine, à bord droit, munie d’u manche. La largeur varie de 1 cm à 20
cm et plus pour les lames à enduire.
Pour les surfaces concaves ou convexes, on utilise un rectangle de caoutchouc ou de matière synthétique.
Utilisation : Une pression importante exercée sur l’outil permet de faire pénétrer le rebouchage ou l’enduit dans les fissures et anfractuosités à reboucher. Cette même pression, contrôlée, conditionne l’épaisseur d’enduit laissée sur le support.
La fonction de transfert est parfaitement assurée et le « croisé » de l’application ne pose pas de problème.
Pour certains enduits décoratifs (enduits vénitiens par exemple), la largueur de l’outil déposant le produit est un des éléments participant au rendu de l’effet esthétique.

Pour les produits plus épais, on emploie les taloches et platoirs (plaques d’acier ou de matière synthétique munies d’une poignée fixée perpendiculairement). Ces outils permettent les effets talochés ou ribbés des enduits décoratifs structurés.
Les spatules crantées ou non, servent à appliquer les colles et les produits épais pour sols.

Couteau à enduire

couteau_enduire

Taloche

taloche

Spatule

spatule

Platoir

platoir

Moyens mécaniques

Il y a deux types de procédés pour véhiculer la peinture du récipient au support : les procédés à pression et les procédés électrostatiques.
Procédés à pression : Ce sont les systèmes le plus utilisés. La pression est obtenue à l’aide d’un compresseur.
Procédé à pression d’air : L’air comprimé est envoyé dans un projecteur, appelé couramment « pistolet » (il existe aussi des lances pour les produits pâteux). Cet air, canalisé par une buse, véhicule la peinture vers le support.

La peinture peut être amenée de deux manières :
- La dépression causée par le passage de l’air dans le corps du pistolet aspire la peinture vers la buse où elle se mélange d’air. C’est le système avec godet suspendu sous le projecteur. Il nécessite une pression assez faible (2,5 bars) et est réservé aux petits travaux ;
- La pression dans le récipient contenant la peinture –ou le produit pâteux- pousse la peinture vers la buse du pistolet où s’effectue le mélange air-peinture projeté sur le support. La pression et le débit sont plus importants – de l’ordre de 4,5 bars pour l’air et de 1,5 bar pour la peinture de fluidité normale. C’est le système le plus employé sur les chantiers.
-
La peinture forme un cône de très fines gouttelettes dont la base est la surface à peindre.
La forme est le diamètre de la buse doivent être adaptés au produit à projeter. Ils conditionnent, avec la pression d’air, la surface couverte par le cône de projection.
Peinture au pistolet
Elle est assurée par un pistolet d’application où le produit à pulvériser est atomisé par l’air comprimé, alimentant le pistolet. La pulvérisation passe par le « chapeau », par de petit trous centraux (jet rond) ou latéraux (jet plat).
Pour la mise en opération, il est nécessaire de disposer :
- D’un compresseur
- D’un pistolet de type à succion : plutôt utilisé pour les peintures légères puisqu’elles montent par aspiration
- D’un pistolet à gravité : utilisé pour les peintures lourdes
- D’un tuyau reliant le pistolet au compresseur, en interposant un régulateur d’air et un filtre.

Le nettoyage du matériel intervient immédiatement après l’application. Il est capital pour une bonne conservation du matériel. On utilise le diluant de nettoyage compatible avec la peinture employée.

Procédé à pressions sans air (dit « airless ») : La haute pression (100 bars et plus) générée par la pompe agit directement sur la peinture dans le corps de la pompe. Propulsée dans le projecteur, la peinture se détend à la sortie de la buse et forme le même cône que dans le cas précédent. La peinture est déposée avec pression très supérieure et sur une surface plus grande : la base du cône a un diamètre double de celui obtenu par le procédé classique. La rapidité d’exécution est 2 à 3 fois supérieure.

Avantages : La rapidité du travail et la régularité d’application sont les principaux avantages de ces procédés. De plus, si l’ouvrier possède une bonne maitrise de son matériel et croise ses passes, les performances sont très supérieures à celles obtenues par les moyens manuels.
Les autres avantages de la peinture projetée sont que toutes les surfaces, quel que soit leur relief, peuvent être peintes (gros crépis, par exemple) et que tous les produits (peintures, produits pâteux, fibres, paillettes, vernis) peuvent être employés, sous réserve du choix de la buse et de la dilution appropriés. Les seules exceptions concernent les enduits de type vénitiens, les enduits gresés et les glacis de décoration.
Les deux procédés, avec ou sans air, peuvent s’adapter aux peintures à deux composants : l’alimentation des produits se fait par deux conduits séparés et le mélange s’effectue dans la buse de projection.
Les peintures à séchage rapide peuvent être appliquées par ces procédés sans risque de reprises.
Certaines peintures de décoration, à effets multicolores, ne peuvent s’appliquer que par le procédé pneumatique. En effet, les éléments des divers composants, en suspension instable, se mélangeraient sous l’action de frottement de la brosse.
Inconvénients : L’inconvénient principal des systèmes à air est l’émission dans l’atmosphère de vapeurs abondantes, mélange d’air et de peinture, donc de solvants/diluants. Une partie se dépose sur les surfaces à recouvrir, mais une partie se disperse en aérosols qui sont respirés par l’applicateur ou bien retombent au sol.
Les vapeurs sont un peu moins importantes avec la haute pression du fait de l’absence d’air, mais une partie du produit tombe également au sol.
Il existe des variantes de ces procédés utilisant les basses pressions pour diminuer les vapeurs.
Avec la peinture par projection pneumatique, on ne peut pas travailler le produit appliqué. Une deuxième opération est nécessaire. Lorsqu’il s’agit d’enduits qui doivent être livrés lisses, le passage manuel d’une lame à enduire ou d’une taloche s’impose après la projection.
La surface couverte par projection n’étant pas délimité précisément, comme le permet la brosse en réchampissant, l’emploi de caches et de protections est obligatoire. Si elle demande beaucoup de temps, leur mise en place limite l’emploi de la peinture par projection pneumatique.
S’il existe des dépôts sur la surface (poussière, micro-débris, condensation), l’adhérence des peintures sera fortement diminuée.
Pour toutes ces raisons, les impressions et primaires s’effectuent de préférence par des moyens manuels.

procede_airless

Procédé Airless

En bref, la pulvérisation Airless permet :
- Débits importants
- Grandes cadences de travail
- Autorise de grande longueur de tuyau
- Dépose de forte épaisseur
- Moins de brouillard résiduel qu’en pulvérisation
- Vitesse des particules
- Faible consommation d’air comprimé
La qualité de la pulvérisation dépend de :
- La viscosité du produit
- Les charges ajoutées
- La pression délivrée
- La taille de la buse

Suivant la viscosité du produit à pulvériser, on utilisera une buse de diamètre d’ouverture plus ou moins grand. Un diamètre élevé sera privilégié pour les produits visqueux, un faible diamètre pour les produits très fluides.
Le débit de la buse, et donc la quantité de produit déposé, sont directement liés à son diamètre d’ouverture.
L’angle de jet est à choisir en fonction de la pièce à peindre. Il correspond à une largeur de jet calculé à une distance de pulvérisation de 30 cm de la pièce indiquée sous forme d’intervalle.

Exemple de pistolet pour système Airless :

pistolet_airless_01

pistolet_airless_02

Procédés électrostatiques

En utilisant le champ magnétique crée par une différence de potentiel entre deux pôles – le projecteur (pistolet) et le support -, ces procédés véhiculent la peinture du récipient aux surfaces à recouvrir.
Il faut donc que le projecteur et le support soient conducteurs de l’électricité et que la peinture comporte dans ses composants des particules conductrices.
D’abord réservé à des travaux en atelier et à des entreprises spécialisées, en raison des réglages délicats, le procédé s’étend maintenant au bâtiment. Des matériels adaptés sont en service.

Avantages : L’intérêt du procédé électrostatique est triple :
- La répartition de la peinture très irrégulière
- L’absence de pression supprime toute émission de vapeurs et de dépôts de peinture en dehors du champ. Aucune protection n’est à prévoir sur les surfaces non conductrices ;
- Toutes les parties du support à peindre sont atteintes, y compris les zones protégées par des reliefs. Par exemple, toutes les faces d’un tube ou d’un barreau sont peintes, à la seule condition qu’elles soient dans le champ magnétique. C’est un argument pour l’emploi du procédé dans la peinture de grilles, balcons, barreaudage d’escalier, etc. Lorsqu’il s’agit d’armoires métalliques seul l’extérieur est traité, l’intérieur est isolé par le phénomène de cage de Faraday.
Inconvénients : L’emploi de ce procédé est limité aux seuls supports conducteurs.
Choix des systèmes et des produits :
Pour parvenir au résultat conforme au choix du client et au respect des DTU, le peintre peut se fixer trois objectifs :
- L’uniformité d’absorption : c’est le rôle des premières couches appliquées, dites « impressions ».
- L’uniformité de la planéité pour les travaux soignés : c’est ce que lui permettent les travaux d’apprêt ;
- L’uniformité d’aspect : c’est l’application des produits qui dépend à la fois du choix des produits eux-mêmes et de l’outillage utilisé.

pistolet_electrostatique
Pistolet pour système électrostatique

 

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