Comment choisir ma peinture ?

Système de peinture
Les opérations du système de peinture sont codifiées selon l’état de finition désiré et par type de support dans le DTU 59.1, sous forme de tableau.
Ces interventions, exécutées dans un ordre immuable car logique, se répartissent en trois groupes :
- Les travaux préparatoires : conditions de la tenue du système. On peut affirmer qu’ils sont obligatoires ;
- Les travaux d’apprêt : garantie de l’aspect. Ils dépendent du résultat escompté.
- Les travaux de finition : c’est ce qu’on voit – et paye – le client.
Il est évident que tous les travaux ne demandent pas les mêmes opérations, en particulier pour les apprêts, mais la chronologie est à respecter.
L’essentiel est de maintenir une bonne cohésion du système tel qu’il soit. Les risques peuvent se manifester :
- Au niveau de la première couche : les phénomènes d’absorption de cette couche primaire par le support, sa plus ou moins bonne compatibilité avec celui-ci, sa richesse (ou sa pauvreté) en liant peuvent donner une base fragilisée et nuire à la solidité de l’ensemble.
- Au niveau des apprêts ensuite : la formulation des enduits et des mastics de rebouchage, leur consistance obligent à employer une proportion de charges minérales beaucoup plus importante que dans une peinture. On interpose donc, par ces travaux d’enduit et de rebouchage, un maillon plus faible dans le système, car ces charges sont très hydrophiles, sensible à l’eau, et la souplesse est donnée par le liant et non par les charges.
Choix des produits à employer : les fiches techniques des fabricants
Il est important pour le peintre de connaitre les produits conçus en laboratoire et leur évolution.
C’est la condition pour qu’il ne devienne pas un simple applicateur, mais réponde à son client en maître de son art.
Tous les fabricants éditent une fiche technique pour chaque produit. Ces fichent constituent un moyen privilégié de connaissance, de choix, de comparaisons pour le peintre. Elles sont souvent réunies en fascicules regroupant toutes les productions d’un fabricant. Elle donne les qualités et emplois possibles du produit, indique sa place dans le système de peinture (apprêt, intermédiaire, finition), mais apprécie aussi les conditions et les moyens de mise en œuvre.
Légalement, la prescription est le domaine du maitre d’oeuvre. Le fournisseur ne peut jouer qu’un rôle de conseil. Toute prescription par une personne autre que le prescripteur légal n’engage la responsabilité que de l’entrepreneur.

La fiche technique mentionne :
La composition de la peinture (liant, charge, pigment), la densité, les proportions de l’extrait sec, le diluant à utiliser ainsi que la viscosité, élément indispensable pour une application au pistolet.
Les qualités du produit avec les propriétés physiques (couvrant, garnissant, souplesse, antirouille, isolant, résistant aux fonds alcalins, microporosité, stabilité à la lumière, lessivabilité, etc.) et esthétiques (film mat, brillant, tendu, poché…)
Le domaine d’emploi (décoration, façades, résistance à telle ou telle ambiance particulière, extérieur, intérieur, plafonds..), les supports d’application (application directe sur le matériau ou en finition).
Les techniques de mise en oeuvre (temps de séchage, délais de recouvrement, conditions de mélange, caractéristique du matériel à utiliser, mode de dilution à respecter, rendement prévu….)
Les précautions d’emploi, aussi bien pour le peintre (nocivité respiratoire, nocivité par contact avec la peau, nettoyage des mains et du visage) que pour le produit lui-même (point éclair, conditions de stockage, conduite à tenir lorsque le produit est entamé).
Stockage des produits de peinture : le stockage des produits employés par le peintre sous forme de pâte ou de liquides s’altère avec le temps : le phénomène le plus couramment observé est le dépôt des pigments et des charges. La remontée en surface du liquide lient/solvant au dessus d’une pâte épaisse est fréquente aussi. L’homogénéisation de l’ensemble peut se faire manuellement avec une spatule pour les petites quantités et mécaniquement. Toutefois, certains produits, en particulier les peintures décoratives à projeter, ne supportent pas le malaxage mécanique. Il convient donc de vérifier ce que mentionne l’étiquette du fabricant.
Sur le chantier : Sur le chantier, trois dangers menacent les produits de peinture : le froid, la pluie, la forte chaleur.
A partir de 0° C, le froid brise de façon définitive les émulsions et dispersions vinyliques ou acryliques.
Les résines époxydes peuvent gélifier ou cristalliser. L’emploi tel quel est impossible, mais un réchauffage au bain-marie permet de récupérer le produit.
La pluie : Les produits sensibles sont tous les enduits en poudre. Un enduit mouillé entame son processus de transformation et est donc irrémédiablement perdu.
La forte chaleur : une trop forte chaleur peut provoquer une fermentation des produits en phase aqueuse détériorant la fabrication et accélérer le dépôt des pigments.

Adhérence des systèmes de peinture

L’adhérence est la première qualité demandée à une peinture ou à un revêtement. De leur tenue dépendra la durée de leur rôle protecteur et/ou décoratif. L’adhérence d’une peinture s’exerce sur le support. Mais tous les systèmes de peinture sont comparables à un feuilleté où plusieurs couches se superposent. La couche précédente devient le support de la couche suivante. La bonne tenue d’une peinture dépend donc non seulement de son accrochage initial, mais aussi d’une adhérence continue des couches entre elles. L’adhérence d’une feuille est définit comme étant « l’ensemble des forces qui s’exercent entre un feuil et son support.
La première application revêt une importance particulière puisqu’elle accroche tout le système de peinture au support. Elle devient anis l’élément primordial de la tenue et la longévité des peintures.

Principe de l’adhérence : C’est l’attraction entre les molécules du film et celles du support qui assure l’adhérence. On voit ici l’importance de la proportion du liant dans le produit et de sa qualité puisque ce sont les molécules du liant en contact direct avec le support qui vont assumer toute les contraintes. Il est donc primordial qu’aucun dépôt ne vienne faire obstacle à ce contact ou provoque une répulsion.
Les forces de l’adhérence s’exercent non seulement vis-à-vis du support, mais aussi vis-à-vis de la couche suivante de peinture du système appliqué. C’est encore plus vrai pour les colles dont l’adhérence doit être double : sur le support et au dos du revêtement.

Types d’adhérence :
L’adhérence mécanique : L’adhérence mécanique est possible dans les travaux du bâtiment grâce à la porosité – ou la microporosité – des matériaux. Cette porosité est le plus souvent « ouverte », c'est-à-dire que les canaux communiquent entre eux. Un support poreux de ce type a la propriété d’absorber une certaine quantité de fluide (gaz ou liquide). Cette quantité est d’autant plus importante que les pores sont nombreux et d’un diamètre plus grand. Le mélange liquide liant + diluant va pénétrer dans le matériau, s’y incruster, s’accrocher dans les anfractuosités microscopiques.
Lorsque les pores sont trop importants ou trop nombreux, le mélange liquide est bu, n’entraînant qu’une infime partie de pigments + charges. Dans le feuil restant, il y a donc déséquilibre, la proportion des matières solides étant trop grande le film est pauvre, ses qualités mécaniques sont amoindries par le manque de liant. Il y a affaiblissement de la partie arrière du feuil, non visible, et donc de l’accrochage.
Sur une surface « rugueuse », il y aura moins de problèmes de décollement ; d’où la nécessité de ponçages et dépolissages des fonds trop lisses pour préparer les supports.
Cela est illustré par une observation simple : sur une plaque de verre ou de métal poli, on arrive facilement à décaper une peinture même ancienne. Un grattoir et un peu d’eau suffisent. Sur une surface de plâtre ou de bois poreux, cette opération est impossible, sauf à détériorer le support.
L’application d’un produit pâteux ou contenant des charges granuleuses (enduits grésés, par exemple) sera très difficile sur des fonds lisses et la couche déposée sera irrégulière. Pour obtenir une application correcte de ces produits, les fonds doivent avoir une certaine rugosité.

Adhérence par phénomène internes au feuil : Ce type d’adhérence est de loin le plus important pour la tenue des peintures et particulièrement pour l’accrochage des couches successives d’un système. Il s’opère durant le séchage de la façon suivante :

L’évaporation des solvants/diluants crée un premier mouvement des molécules à l’intérieur du film déposé. Il ne reste sur le support que des liants, facteur d’adhérence, enrobant les pigments ;
- Le contact étroit entre peinture et support produit des échanges électrostatiques qui créent des tensions entre les molécules en contact direct avec le support et celles constituant l’épaisseur du feuil. C’est à ce stade que se manifestent les incompatibilités entre support et produits appliqués. Les souillures, graisses, huile, humidité s’interposant entre le film et le subjectile atténuent, voire supprime, la conductibilité du support et empêchent l’adhérence.
Adhérence par détrempe du support : Cette forme d’adhérence entre moins souvent en jeu. Les molécules du solvant/diluant ayant une affinité particulière avec celles du support se combinent avec lui et le ramollissent superficiellement. La liaison des molécules et donc l’accrochage sont parfaits.
C’est le mode d’adhérence propre à la peinture sur certaines matières de synthèse.
Le film précédent est détrempé par les solvants de la peinture appliquée. Pour les enduits et peinture polyuréthannes, le temps maximal à respecter entre deux applications est indiqué afin que la détrempe et donc l’accrochage entre les couches puissent avoir lieu.
Mesures de l’adhérence.
La mesure de l’adhérence détermine non seulement la tenue des systèmes de peinture, mais aussi le type de travaux préparatoires nécessaires : le but de ces derniers étant précisément d’assurer le bon accrochage des films successifs, donnée essentielle pour l’établissement d’un devis.
Les tests de mesure d’adhérence sont de deux types, définis par les normes Afnor.
Le quadrillage à sec est défini par la norme NF T 30-038 dont les principales informations sont exprimées ci-après :

La méthode consiste à quadriller le revêtement jusqu’au support à l’aide d’un outil coupant :
- Six incisions parallèles au moins dans un sens et six dans le sens perpendiculaire ;
- Maille de 2mm environ pour des films minces et 5 mm environ pour un revêtement semi-épais ou épais.
Les résultats s’apprécient par un examen visuel (mode de décollement et le pourcentage de surface décollée) auquel correspond une classification.
En résumé, de 5% à 25 % des décollements caractérisent une peinture ou un revêtement bien adhérent. Si la proportion atteint 30 % à 40 %, il est préférable de procéder à un autre essai, sur une autre partie.
Cette méthode de quadrillage est la plus simple à employer sur chantier.

quadriller_revetement_01quadriller_revetement_02

L’arrachage par traction, défini par la norme NF T 30-062 : A l’aide d’un appareil couplé à un dynamomètre, on exerce une traction sur une pastille collée avec une colle sans solvant. La lecture de la pression nécessaire pour séparer le feuil du support donne la résistance du film à l’arrachement. Cette méthode, plus précise, nécessite un matériel spécifique et l’attente du séchage de la colle sur la pastille.

Pour les revêtements de façade, les essais d’adhérence sont réalisés sur les fonds secs puis repris sur ces mêmes fonds mouillés. En effet, les produits à « accrocher » sont beaucoup plus lourds est sont soumis, par destination, à des ambiances humides.

L’inconvénient de ces deux méthodes est d’être destructeur du film à examiner. Elles ne peuvent donc être employées que lorsque l’on est sûr que des travaux de réfection seront réalisés.

Comment choisir ma peinture ?

Système de peinture
Les opérations du système de peinture sont codifiées selon l’état de finition désiré et par type de support dans le DTU 59.1, sous forme de tableau.
Ces interventions, exécutées dans un ordre immuable car logique, se répartissent en trois groupes :
- Les travaux préparatoires : conditions de la tenue du système. On peut affirmer qu’ils sont obligatoires ;
- Les travaux d’apprêt : garantie de l’aspect. Ils dépendent du résultat escompté.
- Les travaux de finition : c’est ce qu’on voit – et paye – le client.
Il est évident que tous les travaux ne demandent pas les mêmes opérations, en particulier pour les apprêts, mais la chronologie est à respecter.
L’essentiel est de maintenir une bonne cohésion du système tel qu’il soit. Les risques peuvent se manifester :
- Au niveau de la première couche : les phénomènes d’absorption de cette couche primaire par le support, sa plus ou moins bonne compatibilité avec celui-ci, sa richesse (ou sa pauvreté) en liant peuvent donner une base fragilisée et nuire à la solidité de l’ensemble.
- Au niveau des apprêts ensuite : la formulation des enduits et des mastics de rebouchage, leur consistance obligent à employer une proportion de charges minérales beaucoup plus importante que dans une peinture. On interpose donc, par ces travaux d’enduit et de rebouchage, un maillon plus faible dans le système, car ces charges sont très hydrophiles, sensible à l’eau, et la souplesse est donnée par le liant et non par les charges.
Choix des produits à employer : les fiches techniques des fabricants
Il est important pour le peintre de connaitre les produits conçus en laboratoire et leur évolution.
C’est la condition pour qu’il ne devienne pas un simple applicateur, mais réponde à son client en maître de son art.
Tous les fabricants éditent une fiche technique pour chaque produit. Ces fichent constituent un moyen privilégié de connaissance, de choix, de comparaisons pour le peintre. Elles sont souvent réunies en fascicules regroupant toutes les productions d’un fabricant. Elle donne les qualités et emplois possibles du produit, indique sa place dans le système de peinture (apprêt, intermédiaire, finition), mais apprécie aussi les conditions et les moyens de mise en œuvre.
Légalement, la prescription est le domaine du maitre d’oeuvre. Le fournisseur ne peut jouer qu’un rôle de conseil. Toute prescription par une personne autre que le prescripteur légal n’engage la responsabilité que de l’entrepreneur.

La fiche technique mentionne :
La composition de la peinture (liant, charge, pigment), la densité, les proportions de l’extrait sec, le diluant à utiliser ainsi que la viscosité, élément indispensable pour une application au pistolet.
Les qualités du produit avec les propriétés physiques (couvrant, garnissant, souplesse, antirouille, isolant, résistant aux fonds alcalins, microporosité, stabilité à la lumière, lessivabilité, etc.) et esthétiques (film mat, brillant, tendu, poché…)
Le domaine d’emploi (décoration, façades, résistance à telle ou telle ambiance particulière, extérieur, intérieur, plafonds..), les supports d’application (application directe sur le matériau ou en finition).
Les techniques de mise en oeuvre (temps de séchage, délais de recouvrement, conditions de mélange, caractéristique du matériel à utiliser, mode de dilution à respecter, rendement prévu….)
Les précautions d’emploi, aussi bien pour le peintre (nocivité respiratoire, nocivité par contact avec la peau, nettoyage des mains et du visage) que pour le produit lui-même (point éclair, conditions de stockage, conduite à tenir lorsque le produit est entamé).
Stockage des produits de peinture : le stockage des produits employés par le peintre sous forme de pâte ou de liquides s’altère avec le temps : le phénomène le plus couramment observé est le dépôt des pigments et des charges. La remontée en surface du liquide lient/solvant au dessus d’une pâte épaisse est fréquente aussi. L’homogénéisation de l’ensemble peut se faire manuellement avec une spatule pour les petites quantités et mécaniquement. Toutefois, certains produits, en particulier les peintures décoratives à projeter, ne supportent pas le malaxage mécanique. Il convient donc de vérifier ce que mentionne l’étiquette du fabricant.
Sur le chantier : Sur le chantier, trois dangers menacent les produits de peinture : le froid, la pluie, la forte chaleur.
A partir de 0° C, le froid brise de façon définitive les émulsions et dispersions vinyliques ou acryliques.
Les résines époxydes peuvent gélifier ou cristalliser. L’emploi tel quel est impossible, mais un réchauffage au bain-marie permet de récupérer le produit.
La pluie : Les produits sensibles sont tous les enduits en poudre. Un enduit mouillé entame son processus de transformation et est donc irrémédiablement perdu.
La forte chaleur : une trop forte chaleur peut provoquer une fermentation des produits en phase aqueuse détériorant la fabrication et accélérer le dépôt des pigments.

Adhérence des systèmes de peinture

L’adhérence est la première qualité demandée à une peinture ou à un revêtement. De leur tenue dépendra la durée de leur rôle protecteur et/ou décoratif. L’adhérence d’une peinture s’exerce sur le support. Mais tous les systèmes de peinture sont comparables à un feuilleté où plusieurs couches se superposent. La couche précédente devient le support de la couche suivante. La bonne tenue d’une peinture dépend donc non seulement de son accrochage initial, mais aussi d’une adhérence continue des couches entre elles. L’adhérence d’une feuille est définit comme étant « l’ensemble des forces qui s’exercent entre un feuil et son support.
La première application revêt une importance particulière puisqu’elle accroche tout le système de peinture au support. Elle devient anis l’élément primordial de la tenue et la longévité des peintures.

Principe de l’adhérence : C’est l’attraction entre les molécules du film et celles du support qui assure l’adhérence. On voit ici l’importance de la proportion du liant dans le produit et de sa qualité puisque ce sont les molécules du liant en contact direct avec le support qui vont assumer toute les contraintes. Il est donc primordial qu’aucun dépôt ne vienne faire obstacle à ce contact ou provoque une répulsion.
Les forces de l’adhérence s’exercent non seulement vis-à-vis du support, mais aussi vis-à-vis de la couche suivante de peinture du système appliqué. C’est encore plus vrai pour les colles dont l’adhérence doit être double : sur le support et au dos du revêtement.

Types d’adhérence :
L’adhérence mécanique : L’adhérence mécanique est possible dans les travaux du bâtiment grâce à la porosité – ou la microporosité – des matériaux. Cette porosité est le plus souvent « ouverte », c'est-à-dire que les canaux communiquent entre eux. Un support poreux de ce type a la propriété d’absorber une certaine quantité de fluide (gaz ou liquide). Cette quantité est d’autant plus importante que les pores sont nombreux et d’un diamètre plus grand. Le mélange liquide liant + diluant va pénétrer dans le matériau, s’y incruster, s’accrocher dans les anfractuosités microscopiques.
Lorsque les pores sont trop importants ou trop nombreux, le mélange liquide est bu, n’entraînant qu’une infime partie de pigments + charges. Dans le feuil restant, il y a donc déséquilibre, la proportion des matières solides étant trop grande le film est pauvre, ses qualités mécaniques sont amoindries par le manque de liant. Il y a affaiblissement de la partie arrière du feuil, non visible, et donc de l’accrochage.
Sur une surface « rugueuse », il y aura moins de problèmes de décollement ; d’où la nécessité de ponçages et dépolissages des fonds trop lisses pour préparer les supports.
Cela est illustré par une observation simple : sur une plaque de verre ou de métal poli, on arrive facilement à décaper une peinture même ancienne. Un grattoir et un peu d’eau suffisent. Sur une surface de plâtre ou de bois poreux, cette opération est impossible, sauf à détériorer le support.
L’application d’un produit pâteux ou contenant des charges granuleuses (enduits grésés, par exemple) sera très difficile sur des fonds lisses et la couche déposée sera irrégulière. Pour obtenir une application correcte de ces produits, les fonds doivent avoir une certaine rugosité.

Adhérence par phénomène internes au feuil : Ce type d’adhérence est de loin le plus important pour la tenue des peintures et particulièrement pour l’accrochage des couches successives d’un système. Il s’opère durant le séchage de la façon suivante :

L’évaporation des solvants/diluants crée un premier mouvement des molécules à l’intérieur du film déposé. Il ne reste sur le support que des liants, facteur d’adhérence, enrobant les pigments ;
- Le contact étroit entre peinture et support produit des échanges électrostatiques qui créent des tensions entre les molécules en contact direct avec le support et celles constituant l’épaisseur du feuil. C’est à ce stade que se manifestent les incompatibilités entre support et produits appliqués. Les souillures, graisses, huile, humidité s’interposant entre le film et le subjectile atténuent, voire supprime, la conductibilité du support et empêchent l’adhérence.
Adhérence par détrempe du support : Cette forme d’adhérence entre moins souvent en jeu. Les molécules du solvant/diluant ayant une affinité particulière avec celles du support se combinent avec lui et le ramollissent superficiellement. La liaison des molécules et donc l’accrochage sont parfaits.
C’est le mode d’adhérence propre à la peinture sur certaines matières de synthèse.
Le film précédent est détrempé par les solvants de la peinture appliquée. Pour les enduits et peinture polyuréthannes, le temps maximal à respecter entre deux applications est indiqué afin que la détrempe et donc l’accrochage entre les couches puissent avoir lieu.
Mesures de l’adhérence.
La mesure de l’adhérence détermine non seulement la tenue des systèmes de peinture, mais aussi le type de travaux préparatoires nécessaires : le but de ces derniers étant précisément d’assurer le bon accrochage des films successifs, donnée essentielle pour l’établissement d’un devis.
Les tests de mesure d’adhérence sont de deux types, définis par les normes Afnor.
Le quadrillage à sec est défini par la norme NF T 30-038 dont les principales informations sont exprimées ci-après :

La méthode consiste à quadriller le revêtement jusqu’au support à l’aide d’un outil coupant :
- Six incisions parallèles au moins dans un sens et six dans le sens perpendiculaire ;
- Maille de 2mm environ pour des films minces et 5 mm environ pour un revêtement semi-épais ou épais.
Les résultats s’apprécient par un examen visuel (mode de décollement et le pourcentage de surface décollée) auquel correspond une classification.
En résumé, de 5% à 25 % des décollements caractérisent une peinture ou un revêtement bien adhérent. Si la proportion atteint 30 % à 40 %, il est préférable de procéder à un autre essai, sur une autre partie.
Cette méthode de quadrillage est la plus simple à employer sur chantier.

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L’arrachage par traction, défini par la norme NF T 30-062 : A l’aide d’un appareil couplé à un dynamomètre, on exerce une traction sur une pastille collée avec une colle sans solvant. La lecture de la pression nécessaire pour séparer le feuil du support donne la résistance du film à l’arrachement. Cette méthode, plus précise, nécessite un matériel spécifique et l’attente du séchage de la colle sur la pastille.

Pour les revêtements de façade, les essais d’adhérence sont réalisés sur les fonds secs puis repris sur ces mêmes fonds mouillés. En effet, les produits à « accrocher » sont beaucoup plus lourds est sont soumis, par destination, à des ambiances humides.

L’inconvénient de ces deux méthodes est d’être destructeur du film à examiner. Elles ne peuvent donc être employées que lorsque l’on est sûr que des travaux de réfection seront réalisés.

 

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